Sarkozy à l'agonie

Le point au mercredi 20 oct. 10

Grèves, manifestations et perturbations
La journée de mobilisation du mardi 19 oct. n’a pas donné de signes évidents de faiblesse.
Le nombre de manifestants et la proportion de grévistes est resté de l’ordre de celle du mardi 12 octobre. La baisse notée est très légère.
Pourtant les grévistes des secteurs publics et parapublics restent peu nombreux en % (entre 10 et 30 %) et le secteur privé resté très peu touché à l’image des chauffeurs routiers qui ne font que des actions symboliques.
Les violences urbaines sont restées globalement très limitées, seules les villes de Paris et Lyon ont vues des bandes de voyous issues des banlieues tenter de profiter des fins de manifestations pour piller. Sans succès et surtout sans rapport avec le mouvement social.

La jeunesse mobilisée
La jeunesse n’a jamais été aussi active dans la contestation et les manifestations.
Une proportion non négligeable d’universités et de lycées est touchée par des blocages, des grèves, des actions de protestation. Le discours des jeunes est nettement moins médiocre que d’habitude. Sans doute leur famille les encourage à manifester car tout le monde ne peut pas le faire. Les jeunes sont aussi nombreux à subir de plein fouet l'appauvrissement général des classes moyennes et populaires.
Les dépôts pétroliers et les raffineries sont plus ou moins perturbés, le blocage n’est pas total et les pénuries sont importantes mais nullement générales.

Sarkozy à l’agonie
Sur le plan politique Sarkozy est à l’agonie.
Pendant des semaines plus de 70 % des gens interrogés se sont déclarés complètement opposés à la « réforme » des retraites, qui, rappelons-le, fait travailler plus longtemps des millions de gens déjà en souffrance sociale.
Plus de 50 % des sondés souhaitent une « grève générale » et, au lendemain des manifestations du 19 oct. (entre 1 et 2 millions de participants) plus de 60 % des gens restent favorables à la contestation.
Depuis 2007 jamais la côte de popularité de Sarkozy n’a été aussi faible (69 % de mauvaises opinions). Il est notable qu’une partie des gens de droite sont opposés à cette « réforme » et rejette complètement le locataire de l’Elysée. Une tendance qui poursuit la lourde défaite électorale de la droite aux Régionales.

La route jusqu'à 2012 risque d'être très longue et semée de petites guerres civiles internes à la droite car Sarkozy n'est plus maître que d'une chose : la machine à perdre.

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