SATURATION

A quand un débat sur l'identité hivernale ?



Au début d'un hiver ordinaire la France vit des heures de vraie saturation !
Pas d'eurostar depuis des jours, la gare d'Austerlitz inutilisable à cause d'un accident de circulation lointain, des centaines de véhicules bloqués sur les routes, EdF au bord de la panne du siècle, des SDF qui meurent... Mais que se passe-t-il ?

La France est avant tout un pays où les déplacements et les climats sont nombreux. Rajoutez à cela des reliefs variés et on obtient de vraies difficultés structurelles de transport. C'est courant et régulier, mais dernièrement cela dépasse les problèmes saisonniers.
A dire vrai, les infrastructures croissent moins vite que les flux qui les utilisent. Des millions de gens et des centaines de millions de tonnes d'objets transitent en quelques jours fin décembre, c'est bien plus concentré qu'en été. Du coup, les nœuds sont vite saturés. Or, la croissance des déplacements et des échanges commerciaux (vivement souhaités au nom de la croissance) a toujours été aisément estimable et prévisible, qu'ont fait les autorités ? Pas grand chose. Nous payons là le désengagement lent de l'Etat qui abandonne purement et simplement certains services ou qui se décharge sur les collectivités territoriales. Résultat ? Plus personne pour dégager les routes... et les milliers de véhicules qui s'engouffrent dans le piège des réseaux inutilisables !
Même chose pour la SNCF ou EdF : l'Etat n'est plus qu'un acteur parmi d'autres dans la gestion de ces mastodontes économiques. EdF, simple « boite à fric » comme France Telecom se soucie bien peu des usagers. Cette entreprise de taille mondiale préfère réserver ses ressources à spéculer et non à investir dans ses réseaux. Quel besoin EdF avait-elle d'acheter les vieilles centrales nucléaires britanniques sinon pour « investir » et racketter les Britanniques ? Pourquoi ne pas avoir prioritairement rénover nos centrales ?
Jadis notre électricité était la plus sûre et moins chère d'Europe. Fort longtemps la France a exporté et donc vendu du courant à ses voisins, aujourd'hui (et depuis des mois) elle achète de l'électricité. Pourquoi ? Pourquoi nos centrales sont-elles presque toutes en sous-régime depuis des semaines ?

Avant le black out énergétique, c'est le black out médiatique...
Certes les traités européens ont contraint la France à libéraliser le secteur de l'énergie. Mais peut-être la société AREVA a-t-elle un début de solution. Gérée par une proche du pouvoir cette société est mêlée depuis longtemps à de sombres affaires où l'appât du gain a remplacé le service aux clients. Ainsi un incident nucléaire qualifié de « majeur » a été révélé sur le site de Cadarache. Ce n'était pas le premier ! Areva a été convaincue de légèreté dans la gestion de substances hautement radioactives... Cette société et EdF sont des poids lourds de la publicité. Cela explique-t-il le silence des médias ?
Ainsi face aux menaces de saturation on épargne EdF et on recommande simplement aux gens de consommer moins... Comme si les gens se ruinaient en électricité par plaisir. Rien en revanche sur le gaspillage d'énergie dans les « décorations » brillantes à Paris.

Face à ce lent chaos qui s'installe, le pouvoir reste ignorant ou simule la surprise... Une belle preuve que l'hypocrisie règne aussi là où la cupidité le dispute déjà au cynisme (voir la vidéo ridicule des ministres mis en scène par les « jeunes populaire »).
Au XVIII°s les philosophes des Lumières ont théorisé l'idée que le bien public devait échapper au monopole des princes et des aristocrates. Il est urgent de rappeler cela à nos élites qui ne règnent que grâce à nos lâchetés.

Le pouvoir reste ignorant ou simule la surprise...

Une belle preuve que l'hypocrisie règne aussi là où la cupidité le dispute déjà au cynisme

(voir la vidéo ridicule des ministres mis en scène par les « jeunes populaire »)

 

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