La crise du capitalisme spécualtif 3/3

La question du marché n’est pas celle de sa généralisation, mais de la construction de son efficacité pour les objectifs que se fixe la société. Si l’on interprète correctement la parabole de d’Adam Smith, il s’agit de construire des systèmes d’incitations orientant les individus vers des objectifs et des moyens convergents avec l’intérêt général. Les conditions du marché smithien sont relativement bien connues : solidité de l’arrière plan juridique (contrats, concurrence…), sécurité publique, anticipations autovalidantes de croissance économique, etc. Mais les conditions des nouveaux marchés générés par le changement social et technologique restent à réunir : monopoles liés aux fortes économies d’échelle, services publics, produits aux propriétés cachées. Bref, si l’on prend au sérieux Adam Smith, il s’agit aujourd’hui de construire de nouveaux dispositifs institutionnels et culturels pour coordonner intérêt individuel et intérêt collectif – comme ce fut justement le cas dans les années préparant la Révolution Industrielle en Grande-Bretagne. Agiter la pseudo-opposition entre « l’État » et « le Marché » n’apporte aucune solution à ce problème, bien au contraire !

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