La révolution végétarienne

et si L214 avait raison ?

Bien longtemps les végétariens -et autres végétaliens- ont été pris pour de doux dingues, des marginaux, des hurlubelrus suspects. Pourquoi ? Car, disait-on, notre civilisation repose sur la consommation de viande. C'est vrai et tout aussi vrai des civilisations précédentes : au Moyen-Âge comme dans l'Antiquité la consommation d'animaux avait un sens positif. Et que dire des religions abrahmiques qui remplacèrent les sacrifices humains par des sacrifices d'animaux ? Quant à la révolution néolithique elle fut basée sur la domestication de certaines bêtes pour en exploiter la force ou la chair. Il en résulta une explosion démographique qui dure encore. Et puis à quoi bon être végétarien puisque nos organismes de mammifères sont faits pour consommer de la viande entre autres denrées ?

Nous autres Humains furent massivement

violents et esclavagistes

Néanmoins si le passé est crucial pour comprendre le présent il ne le détermine aucunement. Longtemps nous autres Humains furent massivement violents et esclavagistes entre nous. Les « autres » furent systématiquement exploités par les dominants semblables : Humains d'une autre couleur, femmes, vaincus furent exploités jusqu'à la mort parce que malchanceux mais surtout différents. Or la science et le bon sens nous montrent que si les différences existent entre Humains, elles sont bien marginales et que la sensibilité est partout la même. Les langues varient mais la pensée est de même nature cognitive. Il en va de même des grands singes avec qui nous avons plus de 98 % de gènes en commun. Les autres mammifères sont proches de nous, du moins ceux qui partagent nos vies quotidiennes. L'intelligence de certains oiseaux est notable ce ne sont pourtant pas des mammifères.

on réclame plus de sévérité pour ceux qui maltraîtent

gratuitement des animaux

La sensibilité évolue et on réclame plus de sévérité pour ceux qui maltraîtent gratuitement des animaux (mobilisation importante à Draguignan pour faire condamner un crétin coupable d'avoir sans raison tuer un chat des rues en 2016). Dès lors pourquoi ne pas protéger aussi les animaux d'élevage notoirement maltraités de leur naissance à leur mort pour nous nourrir ? Si on peut admettre qu'on puisse encore consommer de la viande de temps à autre, il est évident que la majorité des gens en consomment aujourd'hui trop et avec tous les problèmes sanitaires qui vont avec et qui défraient la chronique depuis plusieurs décennies. Même de « qualité » la viande est difficile à digérer et favorise la prise de poids, or cette même viande est saturée de produits chimiques nocifs (médicaments, pesticides...).

pourquoi ?

L'élevage capitaliste moderne est un cauchemar pour les animaux qui y succombent de façon abominable et les conséquences environementales indirectes sont désastreuses : pour produire un kilo de viande (non nécessaire voire nocif à notre bien-être) il faut consommer énormément d'eau, de produits chimiques et d'espaces agricoles qui seraient bien mieux utilisés autrement. Aujourd'hui on coupe des forêts pour produire du soja qui produira de la viande qui produira de l'obésité. Absurde ? Certainement mais pas pour les entreprises qui s'enrichissent, j'ai nommé les multinationales de l'agro-alimentaire dont le modèle économique n'est plus à expliquer : le profit contre tout et tous et où le secret est généralisé pour éviter tout discrédit, d'où le travail de vérité de l'association L214.

C'est sans doute la différence avec la consommation de viande de jadis : plus modeste et moins financiarisée elle avait le mérite d'être limitée par les coûts de production, de déplacement et d'achat. Aujourd'hui la modernisation à outrance fait chuter les coûts et généralise la consommation de viande surtout dans les pays émergents qui découvrent les « joies » de la surconsommation et qui pataugent déjà sur le surpoids et ses affres. Les conditions d'élevage y sont, fort logiquement, cauchemardesques.

Réduire massivement la consommation de viande et de produits animaux (comme le lait) est donc une façon de préserver égoïstement sa santé mais aussi celle de notre immédiat environnement. Voilà pour les arguments logiques. Mais en renonçant à l'industrie abjecte de l'élevage et des abattoirs on réduit aussi la souffrance des animaux qui sont des êtres sensibles, toutes les études le montrent.

Quid des emplois ? Par cette question il faut comprendre quid des profits ? On peut gagner de l'argent autrement qu'en martyrisant les animaux et en exploitant les salariés qui souffrent aussi d'être obligés de tuer toute la journée de pauvres bêtes.

c'est justement la supériorité de l'Homme

qui nous permet de dépasser notre identité primitive

Mais les animaux se mangent entre eux, non ? Certes mais c'est justement la supériorité de l'Homme qui nous permet de dépasser notre identité primitive de violeur, d'exploiteur et de carnassier. C'est là LA vraie civilisation, des moeurs supérieures qui réduisent le degrès de violence et donc le niveau de souffrance.

Quelles sont les alternatives ?

Les végétarisme et véganisme sont comme le communisme ou le christianisme : une réponse à une injustice insupportable, une solution certes un peu utopique mais surtout un horizon humaniste inatteignable mais vers lequel on doit se diriger pour avancer -enfin- dans la bonne direction. Quelles sont les alternatives ? Le capitalisme empoisonneur ? Le nazisme raciste ? L'islamisme esclavagiste ? Faites votre choix.

 

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