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Racisme dans la police ?

Scènes d'unité nationale après les attentats de novembre 2015

En France la critique de la police est un sport national. De tout temps des "affaires" discréditent l'institution policière, or, bien souvent les même policiers sont vus aussi comme des héros quand ils s'illustrent dans la lutte anti-terroriste. Au quotidien le travail policier est plus nuancé (ni Zorro, ni zéro), plus ingrat aussi car la police intervient quand la situation est généralement grave ou à tout le moins tendue...

La souffrance au travail chez les policiers est une réalité

La souffrance au travail chez les policiers est une triste réalité, là aussi, presque "banale" : sous Chirac-Debré (années 90) on parle déjà de vagues de suicides dues à des conditions de travail dégradées et de toute façon pénibles (horaires, risques...).

Et puis reviennent, comme en ce moment, des accusations de racisme. Là aussi une analyse nuancée permettrait d'éviter de verser dans la politique de l'autruche de la "droite" (les victimes de bavures sont des racailles !) comme le contre-discours structurellement identique qui amalgame Police / Etat / France comme un nazisme colonial.

Oui la police est davantage concernée par les dérives violentes et/ou racistes. Reste à savoir pourquoi au delà des slogans pour tenter de résoudre ce problème.

Et il est de notoriété publique que ces affaires

ne sont que la partie émergée de l'iceberg

Sorti de quelques policiers vraiment racistes et militants d'extrême-droite notoires la plupart des policiers (ou gendarmes) ne sont pas à l'origine plus racistes ou délinquant que le reste de la population. Comme dans l'Education Nationale il faut un casier vierge pour postuler aux concours. Or sur le terrain la justice française ou européenne condamne parfois la police (et donc l'Etat) pour contrôles abusifs ou même violences. Et il est de notoriété publique que ces affaires ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Comment en est-on arrivé là ?

on envoit au feu des policiers et en "échange" on ferme les yeux

Comme ailleurs dans la fonction publique l'Etat est faible : quand un fonctionnaire est recruté il est généralement peu formé par la suite et généralement peu sanctionné quand il dérape, quant aux salaires ils ne font rêver personne. Seuls les fautes TRES graves sont traitées, sinon... Les petits dérapages sont ignorés pour ne pas dire étouffés. Au quotidien ça facilite la gestion : on envoit au feu des policiers et en "échange" on ferme les yeux sur les abus.

Du coup, en mettant des jeunes policiers sur un terrain difficile, sans aide, sans formation et surtout en sous-effectif la tension monte très vite et la violence entraîne la violence. Le racisme verbal ou physique n'est généralement qu'une réaction de "défense" inappropriée et surtout dévastatrice car elle discrédite la noble et nécessaire institution policiaire et surtout discrédite la police au quotidien. Minoritaire dans les faits elle montre le mauvais exemple aux autres policiers qui baignent dans cette ambiance. Il en va généralement de même de tous les abus qu'ils soient commis par des militaires, des enseignants ou des policiers.

ne plus sous-financer la police

Dès lors que faire ? Comme toujours la hiérarchie et plus encore le ministre qui donne le ton doit agir en amont et non réagir à la télé ! La justice interne ou civile ou pénale doit passer sans illusions mais sans retenue mais un effort de formation doit être fait et plus encore un effort financier pour ne plus sous-financer la police, surtout en zone sensible. Rappelons que Sarkozy parlait de sécurité... et supprimait des postes dans les forces de l'ordre !

Lente sera l'amélioration de la situation car en face le discours indigéniste est lui aussi un racisme, il se nourrit du vide éthique de la Place Beauvau.

Un policier noir hué lors d'une manifestation contre les violences policières.

Où est le racisme ? 

Date de dernière mise à jour : 06/06/2020

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