Une épidémie ordinaire  ?

les maladies ? Une (très) vieille histoire !

Les virus sont tous mondialisés !

Les anti-libéraux ont beau critiquer la mondialisation les virus du passé ont tous été des phénomènes mondiaux. Les grandes pestes de l’antiquité et du Moyen-Âge passaient toutes plus ou moins vite les barrières que les sociétés érigeaient contre elles. Ces fermetures permettaient cependant de gagner un peu de temps et de se préparer au passage de la vague. En effet la seule réponse efficace contre ce type d’évènement est la réaction collective. Comme pour les inondations ou les séismes les sociétés ne peuvent éviter le pire mais peuvent largement baisser le degrés de dégâts. Entre le Japon et Haïti la différence de mortalité est de 1 000 pour un même tremblement de terre ! En 1755 Lisbonne est ravagée par un séisme qui oppose Voltaire et Rousseau. La controverse porte sur la responsabilité : le Destin, la Nature toute puissante ou plutôt les Hommes prenant des risques colossaux ?


Qui est malade  ?

La France n’est pas malade, c’est son système de santé qui est malade. Fragilisé depuis des années par un sous-financement chronique du à une politique d’austérité périodique qui mine de l’intérieur la seule institution capable d’amortir le choc. Même commentaire pour les Armées qui manquent de moyens et dont les forces vives sont au Mali.

Faut-il démondialiser ? Possible mais quoi ? Et jusqu’où ? Des stocks stratégiques sont-ils simplement nécessaires ? Préserver certains secteurs économiques comme certaines fonctions régaliennes paraît logique mais personne ne sait définir au juste ce qui doit être sorti de la mondialisation. De plus le protectionnisme est une bonne chose en soit mais bride aussi l'innovation...

De manière générale le profil des premières victimes du virus montre qu’il s’agit -comme toujours en cas de maladies- de personnes fragiles qui seraient déjà mortes dans les pays pauvres. Le choc du coronavirus est donc, d’abord, un choc dans des pays vieillissants et surtout dans des régions connectées à la Chine : l’Italie du Nord est plus reliée à la Chine qu’à la Provence ! Même chose pour le Grand Est, via toute l'industrie rhénane… L'Espagne est dans la même nasse. 

La réponse à cette crise semble être dans le dépistage massif des « porteurs sains » qui, comme en Corée du Sud, sont détectés et mis en quarantaine jusqu’à ce qu’ils aillent bien ou soient soignés. Le confinement est donc un pis aller car, précisément, la détection massive n’a pas été réalisée.

Effondrement  ?

Cette crise est-elle le début d’un effondrement généralisé ? Dans la tête des colapsologues c’est certain mais en réalité c’est peu probable : cette « petite » crise sanitaire (moins de morts au final que les suicides…?) avec de lourds effets économiques est, au contraire, une façon de dégonfler la bulle financière qui, elle, était porteuse de menaces systémiques. Actuellement la machine ralentit d’elle-même, elle ne se casse pas d’un coup. Les banques centrales agissent et massivement. Qui paiera la facture ? Les classes moyennes comme après 2008 ? Il est trop tôt pour le dire.

1720 : un tiers de la population marseillaise succombe !

Un vrai problème énergétique ou une accélération du changement climatique serait sans doute plus grave in fine. Même bien plus mortelles les grandes épidémies n’ont jamais entraîné de révolutions, au contraire, même un mauvais État vaut mieux en temps d’épidémies que pas d’État du tout et pour que l’État s’effondre il faut que les grands réseaux s’arrêtent (eau, électricité, informations, marchandises). Pour le moment on stoppe (ou presque) les flux superflus ce qui aura d’excellentes conséquences écologiques... Reste à espérer que les possédants de profiteront pas de la crise pour s débarasser des opposants car au Moyen-Âge les puissants éliminaient les "différents" accusés de répandre la maladie, les Juifs en autres...

Date de dernière mise à jour : 17/03/2020

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