Surenchère politicienne autour de la réforme du collège

Une ministre au coeur d'une surenchère politicienne

Comme souvent en France la politique se crystallise autour de l'Education Nationale ! Périodiquement les idéologues de toutes tendances sont fidèles au rendez-vous quand quelque bouge dans l'Educ Nat ! Le but est de vitupérer pour exister. Surtout dans son propre camp.

 De l'extrême-gauche à l'extrême-droite chacun y va de son épouvantail

La réforme du collège pilottée par Najat Vallaud-Belkacem ne fait pas exception : la gauche "bougiste" approuve (le SGEN, le PS...) et le reste du spectre politique crie au loup ! De l'extrême-gauche à l'extrême-droite chacun y va de son épouvantail :

- la "gauche de gauche" dénonce le libéralisme de la réforme (plus "d'autonomie" pour les chefs d'établissement par exemple),

- la droite s'accroche au latin et refuse la fin des classes d'élite (bi-langue, classes européennes...). L'UMP voit enfin une occasion de parler d'autre chose que de ses milles affaires, etc.

- le FN s'emporte sans rien proposer...

- les syndicats s'agitent pour exister à nouveau...

Les problèmes disciplinaires et/ou communautaires

pourrisent des établissements

La vérité est que cette "réforme" n'en est pas vraiment une : elle prolonge des tendances déjà à l'oeuvre qui n'aggravent ni ne résolvent les problèmes : environ 10 % des élèves arrivent en 6° sans maîtriser le français écrit. Quatre ans plus tard la même proportion n'a aucune formation en fin de 3°. Les problèmes disciplinaires et/ou communautaires pourrisent des établissements ghettos (peu nombreux mais scandaleux), le problème se prolonge dans certaines filières du lycées qui coûtent en forment des chômeurs... Ou même à l'université où l'échec en 1° année est colossal ! Si les performances du système éducatif sont globalement acceptables, dans les détails bien des élèves y perdent surtout leur temps !

L'UMPS ne sort pas du "collège unique" de Giscard. On empile les options, les missions de l'école, les grands principes comme leurs exceptions... Résultat ? Une usine à gaz avec des enseignants de moins en moins payés et des usagers (élèves et parents) septiques. Surtout dans les milieux marginalisés et favorisés où le réseau remplace le mérite. Les classes moyennes paniquent, le Privé prospère et les exlus le restent !

Le barouf politicien autour de cette énième réforme sera donc sans suite sinon dans l'hystérie qui, hélas, remplace un vrai débat d'intérêt général... Quelles écoles pour quelle société ? Comment former des élites sans exclure le tout venant ? Comment former des producteurs, des chercheurs, des citoyens sans sombrer dans le n'importe quoi ?

liens : propositions de N. Dupont-Aignan sur l'Educ... / Chevènement sur la réforme

Date de dernière mise à jour : 19/05/2015

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