Tandis qu'on agonise / Octobre 2008

La crise est donc bien revenue.

Après une année de perturbations le système financier mondial craque sous nos yeux impuissants. Les vrais gens qui n'y sont pour rien regardent leur quotidien et leur vie subir les contrecoups d'une gestion désastreuse des banques américaines.

Comment en est-on arrivé là ?

"les traités européens empêchent les Etats d'agir comme il le faudrait"

Après la seconde guerre mondiale, les hommes politiques de tous bords ne voulaient nullement qu'une crise comme celle de 1929 vienne à nouveau ruiner le monde industrialisé. Ils avaient donc, sous une forme ou sous une autre, contrôler et nationaliser les grandes banques, afin qu'elles ne spéculent pas et qu'elles ne s'effondrent pas au premier retournement venu.

Ce système étatique a permis la plus grande période de prospérité de l'histoire de l'Humanité : un capitalisme encadré, planifié et réglementé a décuplé les revenus des travailleurs. La grande dépression des années 30 qui avait abouti à la pire guerre de toute l'histoire devenait impossible, la peur du communisme poussait les puissants à partager les richesses produites.

Et puis le poison du libéralisme est revenu. Tels des drogués les politiciens de tous bords ont augmenté les doses et dans les années 90 les puissances d'argent se sont affranchis de leurs chaînes fiscales : l'argent et ses possédants pouvaient, à nouveau, faire ce qu'ils voulaient : spéculations, paradis fiscaux, corruptions devinrent la seule règle...

Les années 80 installent des réseaux qui vont bientôt décider du sort des pays à la place des dirigeants politiques : le FMI, la Banque Mondiale, la Commission de Bruxelles baissent les impôts, ouvrent les frontières, privatisent, baissent les salaires et licencient avec la complicité de médias possédés par les mêmes puissances d'argent. Les sommes ainsi dégagées viennent alimenter le chaudron boursier !

Alors que les richesses produites n'ont jamais été aussi importantes la pauvreté revient toucher des millions de gens, le travail ne paie plus : L'Etat touche moins d'impôts et donc privatise, pas assez vite pour les riches et trop rapidement pour les autres. Le mécontentement est général mais personne ne sait quoi faire.

La population résiste mais dans la confusion, le NON de 2005 à la constitution européenne est un exemple de ce refus, mais généralement l'abstention ou le lepénisme stérilisent la révolte qui épouvante avant tout la " gauche " de gouvernement, presque plus libérale que la droite.

 

Et puis un matin on agonise.

Les richesses réelles détournées dans le volcan boursier disparaissent avec les richesses virtuelles et tout le monde doit payer la note. Tout le monde sauf les responsables qui ont quitté le navire les poches pleines de millions. Les patrons de la banque Lehman Brothers, (en faillite) ont ainsi empoché 100 millions de dollars chacun le plus légalement du monde.

En Europe les traités européens non seulement ne nous protègent pas, mais surtout empêchent les Etats d'agir comme il le faudrait.

Alors que le système bancaire est plus mal géré que l'Union Soviétique, une directive européenne oblige la France a privatisé La Poste, de même la Banque Centrale Européenne gère seule les taux d'intérêt sans se soucier de l'économie réelle.

 

Bref, les maillons faibles pètent les uns après les autres et Sarkozy bavarde pour masquer son impuissance ou ses petites combines comme celle qui a remis en scelle Bernard Tapie, icône des gens qui nous tuent.

Dans la panique générale qui s'installe les mauvais coups sont à redouter...

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