Abécédaire des incendiaires

Novembre 2005

Abécédaire des incendiaires

 

par : Terouga 

Bandes : les violences qui ont touché la France à partir de la fin du mois d’octobre 2005 sont donc le fait de bandes plus ou moins organisées. C’est la seule certitude vu la diversité des actions violentes recensées. Voitures allumées en catimini, affrontements avec la police ou encore incendies d’entreprises… Les actions sont très variables.

D’où viennent ces groupes flous acteurs de la violence urbaine ? D’après les enquêtes des Renseignements Généraux ces bandes se structurent autour d’un quartier et correspondent à une tranche d’âge plus ou moins précis. Dans un contexte de chômage et d’enfermement géographique ces bandes remplacent à la fois la famille et aussi la communauté républicaine (citoyens, salariat, groupes politiques…).

L’émergence de bandes plus ou moins violentes nous ramènent donc à une organisation sociale ante étatique de type tribal : solidarité mécanique et hostilité à tout ce qui est extérieur à la cité. Avant les émeutes certains observateurs jugeaient que les bandes ne se fédéreraient jamais et s’épuiseraient en affrontements internes. Si l’économie de la bande est effectivement portée à l’autodestruction, ces gangs peuvent aussi tenter des implantations hors de leurs territoires, pour l’heure sans succès vu que les services de police infiltrent et décapitent les structures trop stables.

Quelles opinions véhiculent la bande ? Comme les « bandits d’honneur » du XVIIIe siècle les bandes de petits voyous de banlieues s’auto-intoxiquent avec un discours écran qui les fait passer pour des victimes (des flics, de l’État, des autres bandes, etc.) alors que ce sont leurs actes qui agressent les autres habitants de leur quartier et leur font du tort en véhiculant une image très négative de l’ensemble de la population.

 

Causes : les hommes politiques ne cessent de chercher des causes à ce chaos présenté comme inédit. La « droite » voit une sorte de complot de islamico-maffieux, l’extrême-droite un problème d’immigration, la gauche et l’extrême-gauche pointent les causes sociales. Mais quelles solutions proposent-ils ? Chacun est à sa place et nul ne veut faire l’effort de sortir de discours attendus et stériles. Ça ne fait que 20 ans que ça dure !

Bien entendu les causes de ces violences sont multiples. Les émeutiers sont avant tout des jeunes chômeurs opposés à toute forme d’autorité (notamment scolaire) vivant dans un monde en marge de la « vraie » ville (comprendre centre-ville) et en marge de l’économie légale (comprendre le monde du travail : ils sont chômeurs ou enfants de chômeurs). Les causes sont donc effectivement en partie économiques puisque le chômage, la misère, l’incapacité de fonder une famille ou à acquérir un logement poussent vers une voie sans issue.

Reste que des situations de pauvreté n’ont jamais systématiquement abouti à des violences aussi vides de sens. À ce contexte économique déprimant, s’ajoute aussi 20 ans de double discours de la part des élites. Alors que les « honnêtes travailleurs » de toutes origines et surtout de ces quartiers ont été oubliés et/ou trahis par les partis de gouvernement au nom de l’Europe, les inactifs, les voyous, des déviants de toute sorte ont eu les honneurs d’hommes politiques pressés d’instrumentaliser les fils chômeurs contre les pères travailleurs.

La « culture de l’excuse » issue du libéralisme perverti de Mai 68 a été l’arme favorite des oligarques de gauche qui ont taxé de « populisme » la colère des braves gens pour mieux saluer le « talent » des futurs émeutiers. À la fois crainte et vomie par les habitants de ces quartiers, méprisée mais manipulée par les politiciens, la jeunesse en guenille de ces zones ne pouvait que fuir en avant dans la violence la plus abjecte.

Chômage : le chômage dans les classes populaires a commencé à grimper en France dès les premières mesures libérales des années 70 (ex : le gouvernement Barre). Ensuite, sorti de quelques accalmies liées à la croissance économique, le taux de chômage n’a fait qu’augmenter dans ces quartiers : fermetures d’usines, licenciements économiques, manque de formations adéquates, travail au noir, trafic, fuite des classes moyennes, etc. Le travail dans ces quartiers éloignés des bassins d’emplois n’a fait que généraliser un chômage de masse (autour de 35 % chez les jeunes) qui, dans la durée, ne peut que couper ces individus du travail et de ses valeurs politico-sociales (salaires, luttes des classes, promotion, cotisations, retraites…).

Aucune solution ne durera sans une baisse réelle du taux de chômage dans ces quartiers sinistrés. Or, une telle politique (interdite par les directives de l’Europe) n’est au programme d’AUCUN parti politique, pas plus la « droite » libérale que la « gauche » caviar.

 

Discrimination : autre cause présumée de ces émeutes, les discriminations dont seraient victimes ces jeunes issus de l’immigration. Si le racisme des employeurs est réel, il apparaît que certains jeunes paumés de ces banlieues sont peu ou pas employables. Sorti d’un faciès auquel ils ne peuvent effectivement strictement rien, ils s’enfoncent dans une sous culture de la banlieue qui donne lieu à toutes les dérives, le rap exploitant cette culture de la pulsion : sexisme, violence, pornographie, racisme, rejet des institutions… (groupes de rap « NTM », « Assassins »…). C’est pourquoi, il est plus que suspect que les élites et les responsables locaux n’aient pas daigné analyser le problème des discriminations sortis de quelques affaires minables de type « non admis en boîte de nuit »… Pour les organisations antiracistes de gauche l’intégration semble se résumer à l’entrée dans le « marché » des boîtes de nuit.

 

Éducation : parmi les acteurs de ces espaces, les enseignants jouent un rôle non négligeable. Mais, alors que les parents ont eu le plus grand mal à gérer les jeunes de ces quartiers, l’Éducation nationale n’a pas su ou pas voulu assumer sa part de responsabilité.

Ainsi, tandis que de très nombreux enseignants ont voulu jouer la carte de l’autorité républicaine, leur hiérarchie, les ministres successifs ou encore le double discours de syndicats aux accents gauchistes ont et continuent à accélérer le pourrissement des valeurs républicaines dans ces quartiers.

Toutes les années Mitterrand se sont résumées avec Jack Lang à une ritournelle consistant à excuser les voyous sous prétexte qu’ils sont pauvres (pas d’exclusion, pas de conseils de discipline…). Mais les élites ont oublié que ces mêmes voyous persécutent d’abord leurs voisins tout aussi pauvres qu’eux mais souvent plus courageux et ayant l’envie de s’en sortir… Le collège unique (qui oublie que si les individus sont égaux devant la loi, ne le sont pas malheureusement pas intellectuellement), sa promotion par la médiocrité et son mépris coutumier de l’autorité (appui des forces de l’ordre, rôle des familles qu’il faut responsabilisées si nécessaire, etc.) ont donc servi de terreau aux violences, et cela avec, au départ, les meilleures intentions du monde.

 

États-Unis : ces émeutes marquent à l’évidence une nouvelle étape de l’américanisation de la société française : élite richissime qui bénéficie des services de l’État, d’allégements d’impôts et en parallèle constitution d’immenses ghettos où s’entassent toute la misère et dont les éléments les plus prometteurs deviennent les faire-valoir des élites (chanteurs de rap, sportifs, comédiens…), les autres se réfugient dans les gangs, le fanatisme religieux et/ou exploitent les plus faibles, etc. Bref, une barbarie anti-politique qui pourrait justifier aux yeux de certains la peine de mort, le degré zéro de l’aide sociale, le racisme, le fanatisme puritain, en somme l’abandon de nos valeurs progressistes et républicaines. À ce titre, le film Collision de Paul Haggis, résume bien la dérive de la société américaine. C’est le chemin dicté par le capitalisme du XXIe siècle.

 

Extrême-droite : après avoir crier au loup durant des années, la vieille extrême-droite française voit se dérouler devant elle le scénario catastrophe qu’elle prédisait depuis ses premiers succès : celui d’une « guerre ethnique anti-française ». Certes les événements actuels ont l’apparence de cette guerre civile, mais guère la réalité. Les fauteurs de trouble sont avant tout des jeunes nés en France et aucunement sensibles aux appels au calme des responsables musulmans. Reste que la population de ces quartiers, outrées par le laisser-faire général, pourrait donner un nouveau 21 avril à l’extrême-droite, même si Le Pen père est plus vieux et plus isolé que jamais dans les rangs de son propre parti. Mouvance divisée, stérile et pour le moins peu capable de propositions, l’extrême droite sert plus à dire « merde » aux partis de gouvernement et à venger symboliquement les pauvres gens qu’à résoudre leurs problèmes.

 

Extrême-gauche médiatique : le porte-parole de la LCR a déjà appelé à braver le couvre-feu, les Verts sont sur une ligne à peine moins lâche. Ennemie déclarée de la Nation et ami encombrant des « immigrés » et des « jeunes », l’extrême gauche médiatique française vit encore sur une autre planète : celle du manichéisme niais de Mai 68, quand il était légitime de crier « CRS ! SS ! ».

Aujourd’hui, ce ne sont plus les polices du général de Gaulle qui frappent la classe ouvrière, mais bel et bien les rejetons des ouvriers des années 70. Plus décalés que jamais des vrais enjeux, les partis d’extrême gauche n’ont rien à proposer de positif aux travailleurs de France, si ce n’est les mépriser en les traitant de fascistes.

 

Famille : l’état de la famille dans ces quartiers est déplorable. Marx disait avec justesse que le capitalisme et ses inégalités démolissaient davantage la famille que ses idées collectivistes. Divorces, familles recomposées instables, déluge de pornographie, sexisme généralisé, violences familiales…

Ces espaces sont avant tout le tombeau de la famille traditionnelle, celle qui équilibrait les rapports entre le mari et la femme, les parents et les enfants. Cette dernière perdure certes dans une majorité de foyers, mais sur les marges prolifère la décomposition. Plus de modèle, rôle du père ridiculisé, mères parfois semi-prostituées, polygamie… les chiens fous des banlieues sont avant tout des jeunes sans repères, sans famille sérieuse.

Les politiques ponctuent leurs discours d’appels à la responsabilité familiale. Soit. Mais autant éteindre un feu avec un extincteur vide.

Cible des libéraux et des gauchistes depuis des décennies, la place de la famille est à restaurer tout comme l’autorité de l’État, seul bouclier pour les plus faibles.

 

Incendiaires : on sous-estime largement le pouvoir « magique » du feu dans l’imaginaire populaire et politique. En effet, la fascination qu’exerce le feu sur l’imagination des gens est toujours sous-estimée. Or, depuis la plus haute antiquité grecque et romaine le feu destructeur est le symbole de ce qu’il y a de pire. L’incendie de Rome sous Néron en 66 ap. J-C alimenta la légende noire de l’empereur maudit.

Aujourd’hui encore les ennemis du bien public choisissent, entre autres moyens de terreur, de brûler voitures (souvent de leur voisins), bâtiments privés et écoles ce qui est un signe de leur volonté à se comporter en nihilistes sans foi ni loi.

 

Immigrés : ces émeutes inédites sont médiatiquement connectées à la question de l’immigration. Plus que d’habitude, les hommes politiques de tous bords parlent davantage d’immigration comme cause du chaos. Certes, ces ghettos urbains géants ont poussé dans les années 60, à l’époque où la France avait besoin de loger ses travailleurs étrangers, mais le problème ne vient nullement de leur population d’origine (généralement d’honnêtes travailleurs pour la plupart maintenant à la retraite) mais bel et bien de la situation sociale qui n’a cessé d’empirer depuis les années 70, généralisant le chômage, de système D puis carrément les trafics sur lesquels les politiques ont parfois fermé les yeux pour acheter la paix sociale. L’immigration dans ces quartiers s’est en grande partie tarie, mais les enfants et petits-enfants de ces immigrés ont, plus qu’ailleurs souffert de l’échec scolaire, du chômage, de la misère sexuelle et affective. Aussi, s’il est tentant de se « venger » de ces émeutiers en généralisant, c’est oublier un peu vite que les immigrés de l’ancienne génération sont les premières (et bien souvent les seules) victimes de ces agissements.

 

Lumpenprolétariat : pour comprendre les actions et les mentalités de ces jeunes sauvageons, il convient de relire K. Marx au sujet de ce qu’il appelait le « prolétariat en haillons », c'est-à-dire les travailleurs manuels déclassés, coupés du monde du travail légal et réduits à agir en purs voyous. Marx a toujours considéré que ces hordes d’ex-travailleurs délinquants étaient des ennemis objectifs de la classe ouvrière. En effet, les pays d’Europe du XIXe siècle donnaient de multiples exemples de complots objectifs entre les grands propriétaires ET ces bandes armées. L’exemple le plus évident est celui de la maffia italienne : les possédants ont directement salarié les pauvres violents afin de détruire les organisations ouvrières. Ce fut aussi le ressors du premier fascisme quand de pauvres italiens furent recrutés avec l’argent des bourgeois afin de s’attaquer physiquement aux militants de gauche.

Certes nous n’en sommes pas là au niveau de la France du début du XXIe siècle et peu de ces individus sont des travailleurs mais symboliquement les pires voyous ont toujours la complaisance des puissants pour déstabiliser les classes moyennes.

 

Paris : au détour de ces violences, les loups sont entrés dans Paris intra-muros, même si les dégâts ont été très limités, le symbole est fort car si Paris est encerclé de banlieues chaudes, la capitale qui recèle les lieux et les symboles du pouvoir et de la richesse mondialisée est surprotégée et à l’abri de tous les tracas des violences urbaines que subissent les banlieusards. Reste que pour les réseaux de banlieues, la capitale est une cité pleine à piller. Ainsi fréquemment, lors de manifestations lycéennes ou étudiantes, des « casseurs » venus des banlieues en profitent pour voler et piller. Là aussi, on ne peut que constater que les gouvernements gênés par ces mouvements sociaux sont agréablement surpris quand les questions de sécurité détournent l’opinion publique des questions sociales.

Paris restera donc ce coffre-fort où habitent surtout les bourgeois et les riches de toutes sortes. Citadelle imprenable, elle attirera ce sous-prolétariat qui n’a que son corps à vendre… Le film La Haine (1995) exprimait déjà cette fascination répulsion pour la capitale, ses lumières, sa cruauté sociale.

 

Police : en première ligne devant les événements, la police a le plus mauvais rôle dans ces quartiers. Recrutés par concours (comme les enseignants) les policiers les mieux notés réussissent par le jeu des mutations à éviter ces zones difficiles. Donc, fatalement, ce sont les plus jeunes, les plus inexpérimentés et les plus mal formés qui se retrouvent face aux violences.

De plus, depuis 2002, l’État UMP n’a cessé de réduire les effectifs de police dans les quartiers pauvres pour les augmenter dans les municipalités de droite bien bourgeoises.

Pour attiser l’incendie, la droite a jugé bon de supprimer entre autre la police de proximité, invention assez intelligente de la gauche (Chevènement) qui permettait de lier davantage la police et les habitants.

Victimes du libéralisme le plus stupide, les agents de police (comme l’ensemble des fonctionnaires) sont destinés à être des vigiles attachés aux beaux quartiers, aux ghettos dorés et non un service public destiné à tous (voir « États-Unis »).

 

Religions : se sentant à juste titre responsable des violences suite à des déclarations tonitruantes et à une politique de réduction des effectifs de police en banlieues, N. Sarkozy a tenté dans un premiers temps d’accuser des « bandes organisées » d’être responsables des premières nuits d’émeutes. Si, en effet, le saccage de biens publics nécessite une relative organisation, le ministre tentait d’accuser des groupes islamistes. Or, c’est un pur mensonge car les Renseignements Généraux qui espionnent ces bandes depuis plus de 10 ans ont toujours été catégoriques : les réseaux islamistes (comme les réseaux maffieux) ont plus besoin de calme et de discrétion pour agir que d’incendies et de descente de police, même si une certaine dose de violence peut refouler la curiosité des policiers…

À la base, les organisations religieuses (type UOIF) ont même tenté de calmer le jeu pour, précisément, renforcer leur pouvoir de contrôle social dans ces quartiers. Mais, le désespoir et la misère sont telles, qu’aucune organisation ne peut contrôler ces hordes de casseurs vivant dans un monde parallèle hermétique à toute espèce de discours idéologique qu’il soit politique ou religieux. Ventre affamé n’a point d’oreille.

 

Sarkozy : au service des grands patrons, animé par son admiration pour Bush, le ministre de l’Intérieur paie dans cette crise son impuissance habituelle.

Incapable de faire baisser le chômage au ministère de l’Economie et des Finances, incapable de faire baisser l’insécurité au ministère de l’intérieur, étalant sa vie privée pour masquer ses échecs répétitifs. Il a mis le feu aux poudres en qualifiant confusément les jeunes de ces quartiers de « racaille ». S’il est vrai que certains jeunes de ces quartiers sont des ennemis du bien public, notre ministre ignorait-il le mécanisme des media ? Il est certain qu’il a voulu se mettre au diapason de la colère populaire en cachant par ailleurs la réduction des effectifs de police…

Candidat arrogant aux présidentielles de 2007, il poursuit sa carrière de maître oligarque en sortant ponctuellement des « propositions » qui sentent parfois un relatif bon sens (expulsion des étrangers condamnés pour violence) pour masquer à quel point il déteste la République et sent le libéralisme le plus putride.

Ses campagnes pour le OUI au référendum du 29 mai, pour le OUI à l’autonomie de la Corse (deux échecs de plus), ou encore son rapprochement des organisations religieuses montrent bien son peu de cas de la nation française. Il était donc logique qu’il propose aussi le droit de vote aux étrangers… En bref, il dit tout et son contraire, ne fait rien de positif et poursuit le travail de liquidation de la république.

 

Solution(s) : il n’existe pas de solution unique, ni de solution rapide.

Le meilleur allié des agents de police reste paradoxalement les petits trafics qui alimentent ces zones en argent frais (selon un rapport des RG). En laissant faire les autorités et la justice se polarisent sur l’essentiel : les violences, le gros trafic, le terrorisme… La solution alimente donc le problème. De plus, désorganiser ces trafics décuplerait la violence des voyous. Bref, on laisse pourrir l’avenir pour tenter de gérer le présent.

Avec du temps et une vraie volonté politique, une baisse durable du chômage dans ces zones et des aides très ciblées pourraient réduire en 10 ou 15 ans le terreau violent, mais nulle organisation politique ne veut (ni le peut dans le cadre des directives européennes) agir de la sorte. Quel gouvernement investira réellement dans la police, la justice, l’emploi, l’éducation ?

 

Télévisions : sans conteste les télévisions françaises et étrangères ont assez vite appelé les jeunes des banlieues de France à rivaliser en nombre de véhicules brûlés, en violences, en incendies, affrontements, etc.

Comme toujours la télé à la recherche de sensationnel et d’audimat a grossi un phénomène important, mais limité en caricaturant et aggravant la situation. La réalité c’est que tous les jeunes ne sont pas des vandales et tous les quartiers ne sont pas en feu, mais l’ampleur des dégâts est tout de même inédite.

Outil idéologique puissant, les télés internationales (en premier lieu américaines) ont profité du désordre pour s’acharner sur la France, sa République, son modèle. Rappelons à ces partisans déclarés de la guerre en Irak que les violences françaises, pour scandaleuses qu’elles aient été, ont fait très peu de victimes.

 

Travailleurs : quelque soit leurs origines les salariés de ces quartiers sont les premières (et seules) victimes de la politique de Sarkozy et des actes des émeutiers.

 

Vaulx-en-Velin : quartier de Lyon où en 1990 la première émeute de banlieue éclata. 15 ans après RIEN n’a changé

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