Devant l’abîme

Libéralisme, endettement, désordre...

Avons-nous atteint le point de non retour ?

Plus l'histoire d'un pays est ancienne, plus nombreuses et pesantes sont ces

couches stratifiéesde paresseux et de parasites

qui vivent du «patrimoine des ancêtres».
A. Gramsci

 

Effondrement ?

le célèbre livre de J. Diamond, Effondrement.

Ce qui est surprenant c'est que les gens se laissent faire.
Jamais depuis la crise des années 30 le quotidien ne s'est autant dégradé et jamais le mécontentement (pourtant réel) n'a été aussi muet.
Les enquêtes d'opinion sont catégoriques : les gens ne croient plus en grand chose et n'espèrent rien sinon que le ciel ne leur tombe pas tout de suite sur la tête. Cela explique le néant ou la profonde médiocrité de l'opposition politique. En France la gauche dite radicale, même unie comme en Allemagne, dépasse péniblement les 10 %. Elle est microscopique en Grande-Bretagne et invisible en Italie. Du coup, avec l'abstention et des millions les Berlusconi et Cie règnent tels des princes orientaux entourés de valets et de prostituées...

S. Berlusconi, maître d'une Italie décomposée

En Irlande le OUI à la « constitution européenne » est passé sans difficulté (plus de 67 %) après un non net. Pourquoi ?
En France presque la moitié des bureaux de postes ont été fermés depuis 5 ans, des entreprises jadis sociales et nationales se métamorphosent en boite à fric qui dépriment les salariés et ruinent les clients (France Telecom, EdF, etc.) et que se passe-t-il ?
Dans les universités le niveau est médiocre, le logement un problème sans solution et des milliers d'étudiant(e)s monnayent du cannabis ou leurs « charmes » pour quelques euros de plus. Le chômage des jeunes dépasse les 25 % ! Pas uniquement en Algérie, aussi ici. Et est-ce que ça bouge ?

Les témoignages sur la prostitution étudiante se généralisent

A l'autre bout de la vie le grand âge devient synonyme de misère, d'angoisses et de lente agonie. On meurt dans les maisons de retraite surpeuplées où, à défaut de milliers d'euros mensuels, la violence et la crasse vous achèvent. Et que dire de la vie dans les prisons ? Dans les banlieues ? Chez les handicapés ? Dans les hôpitaux psychiatriques ? Tout périclite depuis au moins deux décennies.
Et le reste de la population ?
Les classes moyennes s'appauvrissent depuis que les salaires stagnent, l'endettement s'aggrave et le prix des logements réduit l'espace vital, y compris des plus « privilégiés » (fonctionnaires, enseignants...).
L'Etat, ruiné par sa prise en charge des magouilles des banques, fait des "économies", aggravant la situation à peu près partout sans que quiconque ne manifeste sinon des syndicats par ailleurs largement corrompus par le liquide de l'UIMM, là aussi ça dure depuis des dizaines d'années.

Même les syndicats étudiants auraient bénéficié de l'argent du MEDEF

La France se transforme en une sorte de pays de l'est, c'est à dire à la merci des institutions mondialistes comme le FMI ou surtout l'Union Européenne.
Après la chute du mur il y a 20 ans des personnages troubles comme « Pierre Woodman » débarquaient à l'est dépucelaient et filmaient des midinettes pour quelques dollars (http://www.youtube.com/watch?v=pWvMG7ClGPM). Aujourd'hui, en plein Paris, un certain « Vince Banderos » fait de même (http://www.vincebanderos.com). Que faut-il en conclure ?
Impuissants et surtout isolés les exploités sont près à n'importe quoi pour ne pas sombrer davantage. La petite délinquance, de plus en plus tolérée faute de mieux, aboutit alors parfois à des forfaits abjectes (affaire Fofana). Mais entre deux dérapages sauvages la fête continue dans la télé-réalité, seul moyen pour des jeunes ordinaires de gagner 150 000 euros en ne faisant pas autre chose que Sarkozy, c'est à dire communiquer entre deux parties fines.

Secret Story, énième émission de télé poubelle qui dresse les jeunes les uns contre les autres

Allégorie de leur vie future... Succés garanti !


La confusion politique, conséquence de cette mutation lente, est générale. Du coup on méprise toujours plus les politiciens dont les plus habiles à communiquer l'emportent encore à coups de manips (discours sur l'insécurité) ou de franche corruption (Dassault). Du côté des militants on attend son tour pour être chef ou on lutte sans succés contre son propre appareil.

A l'échelle mondiale la crise actuelle passera peut-être jusqu'à une nouvelle et ultime bulle. Les Etats, déjà ruinés, ne pourront plus éviter le pire. En attendant les "bonus" continuent et les banques reprennent leurs « affaires » après avoir remboursé à l'Etat ses aides.
Mais d'autres dangers guettent le XXI°s : par exemple la surpopulation là où les ressources se raréfient. Car depuis que l'Homme est autre chose qu'un vulgaire primate, il s'organise et dissipe toujours davantage d'énergie sans réellement savoir où il va du point de vue écologique. Or, comme les élites sont les dernières à être touchées par les problèmes énergétiques ou environnementaux l'orgie énergétique s'emballe avant un probable effondrement (lire à ce sujet le livre de J. Diamond Effondrement). En attendant l'écologie est est parfait prétxete pour culpabiliser les classes populaires et leur extorquer des impôts (taxe carbonne).


La peste et l'orgie

Le livre de G. da Empoli

http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_empoli.htm


Face à ces contradictions aggravées par un capitalisme sans pilote, les simples individus ne savent pas quoi faire. Ne croyant plus en rien de structurant en Occident, les gens ordinaires plient le dos sous les coups et espèrent que la prochaine claque ira s'écraser sur le visage d'à côté. La solidarité prônée par les Humanistes de salon est une chimère pendant que les maladies mentales ou les comportements à risques se multiplient. Cela explique la hausse continuelle de la consommation d'anti-dépresseurs, des drogues « douces » et autres alcools.
Comment s'étonner que tant de jeunes se "défoncent" le week-end ? Quel avenir les attend sinon celui d'être en concurrence perpétuelle avec la terre entière pour avoir le privilège de s'endetter toute sa vie avant de subir deux divorces et de se ruiner en soins passé 50 ans. Logique que le suicide soit la première cause de mortalité des moins de 25 ans. Souvent le patrimoine des mieux lotis des aînés est mangé pour les héritiers pour simplement tenir.

Pourtant, chacun sait qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, mais sans clef pour comprendre l'effroyable machine qui nous broie, les gens fuient en avant sans imaginer qu'un autre monde est possible en dehors du folklore écolo-alter-mondialiste qui sait se rallier à l'ordre établi (écoutez D. Cohn Bendit ou N. Hulot)

N. Hulot, meilleur ami des pollueurs... du moment qu'ils sont riches !


Cela explique ainsi le succès des rumeurs les plus folles au sujet de tout et n'importe quoi. Se sachant méprisés les simples citoyens se vengent en doutant des versions officielles où ils ont souvent le mauvais rôle. Ainsi la grippe A a-t-elle donné lieu à des « hypothèses » plus que farfelues sur les groupes pharmaceutiques qui vaccineraient la population... pour la réduire dans le cadre d'une raréfaction des richesses ! Or, si le scénario est mauvais les acteurs sont bons : hypocrisie des trusts, raréfaction des ressources, mépris de la population pauvre, etc. Tous ces éléments vrais se combinent n'importe comment... sans aboutir au moindre début de solution !
Même schéma pour le 11 septembre : les crimes épouvantables de l'administration Bush mènent une partie du bon peuple à lui prêter des crimes plus fous encore que ceux avérés.
En France les rumeurs aussi vont bon train, les hommes politiques, toujours lutte pour les places, y ont recours massivement pour masquer leur vide idéologique (affaire Clearstream).

Hell raconte l'intérieur de la jeunesse dorée entre orgies et dépression

Dénonciation ou acceptation ?

Les élites, redoutant toujours une jacquerie inédite imitent leur porte-parole Cohn Bendit et jouissent sans entrave en s'entourant de protections de toutes sortes. L'affaire Polanski est une évidente preuve de la solidarité automatique des élites quand l'un d'eux est accusé. Pour les puissants du jour violer un(e) gamin(e), c'est parfois un plaisir, souvent une tentation (F. Mitterrand)... A quoi bon être puissant si on ne peut le montrer ? C'est pour avoir la paix que ces mêmes élites paient et généralisent les... carnavals !
Comme l'a montré brillamment l'italien Giuliano da Empoli (dans son livre La peste et l'orgie), les sociétés inégalitaires et soumises à la violence produisent des « carnavals ». C'est à dire des fêtes orgiaques afin de suspendre
symboliquement la lutte des classes et donner des jouissances éphémères au peuple dominé le reste du temps. La Gay pride ça ne vous dit rien ? C'était aussi le cas dans la Rome antique lors des Saturnales, fêtes surprenantes où les rôles sociaux s'inversaient... mais une seule journée !
Pour Giuliano da Empoli le Brésil est l'archétype de la société chaotique où les malheurs sans fin sont gérés par une inflation de fêtes sans lendemain et surtout sans perspective autre que faire durer l'ordre des choses et distribuer des lots de consolation aux exploités. Logique donc que ce pays ait obtenu les JO de 2016, quintessence de cette fuite en avant mercantile et mondialiste où la concurrence de tous contre tous se trouve transposée dans le sport.

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Difficile de dire si il existe une issue autre que la lutte de tous contre tous.


Un jour peut-être les élites se planteront, une bulle spéculative de plus leur échappera, une guerre lointaine sera perdue... Mais le problème numéro 1 n'est pas en haut, mais en nous. Si nous observons bien nos comportements nous ressemblons assez à ceux que nous détestons. Comme les politiciens nous mentons, nous profitons de la précarité des uns et de la naïveté des autres comme si les méthodes marketing de France Telecom n'était pas le problème, mais la solution.


Il restera longtemps encore l'attachement à des valeurs sûres comme la nation, les services publics, la famille, etc. Mais le ver est tellement bien installé dans la pomme que l'égoïsme est un réflexe plus facile que la lutte. Les classes moyennes, dindons de la farce libérale fantasment encore secrètement sur les baisses d'impôts (victoire du FDP en Allemagne, parti ultra-libéral guidé par un gay télégénique !), quintessence de la « solution » individuelle qui, globalement, aggrave
tout.

La morale de l’histoire

La morale de l'histoire ou l''aventure d'un homme ordinaire qui choisit... l'orgie !

http://www.alexipharmaque.net/index_fichiers/Page266.htm

Terouga

venez en débattre : http://quefaire.aceboard.fr/

Nous joindre : valactrep @ yahoo.fr

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