La parole à ''Socialisme et Souveraineté''

QUE FAIRE a décidé de donner la parole au groupe Socialisme et Souveraineté

qui semble être sur des positions voisines des nôtres.

QUE FAIRE : Comment est né Socialisme et Souveraineté ?

Socialisme&Souveraineté est né d'une initiative individuelle, du
constat qu'aucune formation politique ne propose d'alternative
crédible et novatrice au système capitaliste. C'est pour tenter de
remédier à ce manque que l'organisation a été créée, afin de réfléchir
collectivement à la forme et au visage que pourrait prendre le
socialisme du XXIème siècle, et en espérant que des personnes
compétentes nous rejoignent afin de développer et d'affiner notre
ligne.

QUE FAIRE : A quel courant historique du socialisme vous rattachez-vous ?

Socialisme&Souveraineté ne se rattache à aucun courant historique du
socialisme en particulier en tant qu'organisation, bien que ses
membres peuvent avoir individuellement des références historiques
différentes.

Socialisme&Souveraineté pense en effet que la force d'un courant
d'idées nait de sa capacité à répondre à un défi posé par une
situation nouvelle qui a cessé d'être intelligible si on persiste à se
référer à des schémas d'explication devenus anachroniques.

Or, force est de constater que toutes les formations politiques qui se
réclament plus ou moins directement d'une alternative socialiste sont
expertes quand il s'agit de faire preuve de passéisme et
d'anachronisme, par leur mise en avant perpétuelle d'idéologies -
trotskisme, stalinisme, maoisme, anarchisme,.... - qui ont démontré
pour les unes leur inefficacité et leur nocivité, pour les autres leur
stérilité et leur inapplicabilité.

A notre avis, il ne faut pas chercher plus loin la raison pour
laquelle l'idée socialiste est balayée par le capitalisme au point de
ne plus être présente dans l'esprit des gens. Car si le peuple est
souvent critique et instinctivement méfiant vis-à-vis du capitalisme,
il croit aussi dans son immense majorité que le capitalisme est le
modèle de fonctionnement de l'économie le plus apte à assurer le
progrès économique global et l'allocation optimale des ressources, ou
dit autrement le moins mauvais des systèmes. Essayer de démontrer le
contraire, démystifier le capitalisme est ainsi le leitmotiv de
Socialisme&Souveraineté.

QUE FAIRE : Quels rapports avez-vous avec les autres mouvements politiques ?

Nous avons peu de rapports avec les autres mouvements politiques. Non
pas que nous soyons sectaires mais pour beaucoup, nous n'existons pas
encore car nous sommes trop petits.

Nous sommes néanmoins en lien sur les sites de l'association
Egalité&Réconciliation d'Alain Soral et de la revue socialiste
révolutionnaire Rébellion, ce pour quoi nous les remercions d'autant
plus que notre ligne politique diverge sur certains points avec la
leur.

QUE FAIRE : Quelle est votre position sur la délicate question de
l’immigration ?

Nous considérons que l'immigration sans limites défendue par beaucoup
à l'extrême-gauche et que l'immigration zéro défendue par beaucoup à
l'extrême-droite sont deux hérésies.

En effet, tous les pays du monde, y compris les pays à idéologie de
gauche, établissent des règles en matière d'immigration, ce qui rend
ridicule les couinements des gauchistes qui hurlent au fascisme dès
qu'on évoque le problème de l'immigration.

Dans le même temps, les migrations humaines existent depuis toujours.
Vouloir réduire l'immigration à néant, comme certains extrémistes de
droite qui parlent d'invasion et invoquent Charles Martel à chaque
régularisation de clandestin "sans-papier", relève du même guignol.

Contrairement à la majorité des autres formations de gauche,
Socialisme&Souveraineté ne fait en tout cas pas de la question de
l'immigration un tabou politique.

Mais au-dela de l'immigration, c'est la destruction de la machine
d'assimilation républicaine, dans laquelle la gauche et en particulier
François Mitterrand portent une responsabilité écrasante, qui explique
la montée du communautarisme et de la haine de la France.

Une politique d'immigration raisonnable et controlée, telle que la
souhaite une majorité de citoyens français, devra donc s'accompagner à
notre sens d'un rétablissement de la politique antiraciste
d'assimilation républicaine qui fait de chaque citoyen, quel que soit
son origine ethnique, un Français à part entière.

QUE FAIRE : Quelles sont vos activités concrètes ?

Nous n'allons pas rouler des mécaniques et jouer à la grenouille qui
veut se faire aussi grosse que le boeuf, nos activités concrètes sont
pour le moment assez limitées avec un certain travail militant
(tractage, autocollants,......) qui est néanmoins effectué par des
membres de notre organisation et qui va s'intensifier à partir de la
rentrée septembre.

Le futur projet de Socialisme&Souveraineté, qui devrait normalement
voir le jour en septembre, est de participer à la rédaction collective
d'un nouveau journal, qui développera notre ligne politique mais qui
sera aussi ouvert à des collaborateurs extérieurs. Ce journal sera
dans un premier temps diffusé sur un support électronique (c'est à
dire sur internet). Par la suite, si nos moyens nous le permettent et
si la mayonnaise prend, nous envisagerons de lancer une formule
papier.

QUE FAIRE : vous dénoncez à juste titre les méfaits de l’écologie
politique, selon vous existe-t-il pourtant des problèmes écologiques ?

Nier l'existence de problèmes écologiques serait de l'aveuglement,
même si leur ampleur est en règle générale volontairement exagérée par
des petits malins qui ont trouvé là un bon filon pour remplir leur
compte en banque (par exemple le réalisateur du film "Home", Yann
Arthus-Bertrand)

Néanmoins, nous dénonçons effectivement l'écologie politique car nous
estimons qu'elle apporte des mauvaises réponses.

Là où leurs discours ne mènent qu'à la culpabilisation et
l'infantilisation des gens, accusés de trop polluer et d'être
irresponsables, nous pensons que la baisse de la pollution passera
avant tout par les progrès techniques qui ont déjà permis de grandes
avancées dans ce domaine. Chacun sait par exemple que les voitures
d'aujourd'hui sont bien plus économes en énergie que celles d'il y a
trente ans, et ceci grâce aux progrès techniques.

C'est ce qu'oublie particulièrement ce mouvement réactionnaire et
rétrograde qu'est la décroissance qui, raisonnant de manière statique,
sans prendre en compte la variable du progrès, évoque le concept de
"finitude des ressources" pour démontrer l'impossibilité de la
croissance. Ce faisant, ils raisonnent comme des hommes préhistoriques
qui n'auraient jamais cru que nous puissions être un jour 6 milliards
sur Terre à cause de la finitude des ressources alimentaires en
mammouths.

On ne peut toutefois pas en vouloir à des réactionnaires de ne pas
être progressistes.


QUE FAIRE : pour nous focaliser sur Sarkozy est une sorte de leurre.
L’élection d’un Strauss Khan serait au moins aussi négative car leur
programme politique et leurs mœurs sont identiques qu’en pensez-vous ?

Nous sommes en accord avec vous, le "Tout sauf Sarkozy" a tendance à
vider les cerveaux et à empêcher toute analyse politique sérieuse.

Le candidat de la social-démocratie aux élections présidentielles
n'aura aucun véritable projet alternatif de société à proposer face au
président sortant, et il suffit pour s'en convaincre de voir les
politiques menées par les sociaux-démocrates dans d'autres pays
appartenant à la funeste Union Européenne.

Les sociaux-démocrates Papandréou, avec sa rigueur extrême en Grèce,
et Zapatero, qui passe l'âge de la retraite à 67 ans en Espagne, sont
là pour nous démontrer que rien n'est possible quand on n'est pas
disposé à combattre le pouvoir du capital. Mais leur action leur a au
moins valu les applaudissements et chaudes félicitations du président
du FMI Dominique Strauss-Kahn et du président de la Commission
européenne José Manuel Barroso.

Merci de nous avoir donné la parole.

Nous joindre : valactrep @ yahoo.fr

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