La Libye est-elle morte avec Kadhafi ?


La mort de M Kadhafi va-t-elle mettre fin aux violences en Libye ?

Après des mois de bombardements et de violences l’ancien « Guide » a été vraisemblablement abattu par l’OTAN ou plus exactement des avions français en mission pour Sarkozy. Car depuis le début de la « révolution » Paris et Londres ne souhaitaient que deux choses : abattre leur ancien allié et mettre la main sur les richesses pétrolières. 


1. « Révolution », tueries de civils et islamisme...

le CNT rétabli la charia... silence du gouvernement

Alors que l’OTAN est intervenue pour « protéger des civils », peu de bonnes âmes occidentales (et surtout pas BHL) s’apitoient sur le sort des civils de Syrte, fief de l’ancien régime qui a été littéralement ruiné par l’OTAN. Le CICR a beau parler de « situation désespérée » pour les civils, aucune capitale occidentale n’a tenté la moindre médiation. Il semble que l’option « zéro négociation » soit la ligne de Sarkozy-Cameron depuis le début. Rappelons que l’Union Africaine avaient plusieurs fois proposé d’ouvrir un vrai dialogue entre un Kadhafi sur le départ et les rebelles, mais ces derniers ont toujours refusé de discuter le moindre partage du pouvoir. Plusieurs semaines après la prise de Tripoli (au prix de centaines de civils tués), le CNT n’a toujours pas installé son « gouvernement ». Les mêmes hommes coalisés dans une insurrection régionale sont à la tête d’une sorte de pouvoir virtuel et secret car, sur le terrain, ce sont les chefs de guerre qui agissent. Depuis la liquidation du général Younes, personne ne contrôle vraiment les forces armées révolutionnaires sinon Abd Al-Hakim Belhadj, chef d’une filiale d’al Qaïda, gouverneur militaire de Tripoli. A Syrte ce sont les forces de Misrata qui ont attaqué la ville et coincé Kadhafi : une vengeance tribale par rapport aux bombardements kadhafistes des mois précédents....

Noirs lynchés par les "révolutionnaires"

Localement les exactions contre de supposés partisans de Kadhafi sont légions et cela depuis le début de l’insurrection : des libyens noirs ou des Africains sont régulièrement pris pour cible. Des ONG comme Amnesty international pointent la violences des deux camps (LIEN). La journaliste L. Pheylan a raconté la chute de Tripoli, un témoignage ahurissant !

 

 

2. Carte blanche à l’islamisme armé ?

Expulsé de Guantanamo vers les prisons de Kadhafi, Abd Al-Hakim Belhadj, est aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli ! Rien de moins. L’alliance entre des islamistes armés, Sarkozy et l’OTAN est officielle. Or, l’armée a reconnu que plus de 10 000 missiles légers sol-air ont été « perdus », c’est à dire livrés à des rebelles qui en ont perdu la trace. Se peut-il que des groupes proches d’al Qaïda soient armés de ces missiles ? Possible. Rappelons que l’AQMI n’est pas loin du désert libyen. La Tunisie rurale pauvre peut être très vite contaminée par ces groupes armés sans frontières. Et que dire de l’Egypte ou des pays du Sahel déjà touchés par des groupes armés. Pourquoi donc avoir ouvert une telle plaie géopolitique au sud de la Méditerranée ? La réponse est simple : pour ouvrir des marchés.

 
3. Les multinationales débarquent

Ya bon contrats !

Kadhafi n’était pas un bon client de la France, malgré une aide technique massive de Paris (pour espionner les ordinateurs de la population) et la réception ubuesque de 2008, Tripoli ne signait guère de contrats. Même constat pour Londres écarté avec Paris des gisements de brut plutôt réservés aux Etats-Uniens et à leurs concurrents Chinois et Russes. Du coup, cela expliquerait la volonté pour les complices de l’expédition de Suez de tenter un coup sur fond de « révolutions » arabes. Cela n’a pourtant pas empêché une importante délégation de patrons français de venir prospecter sur les ruines de leur guerre : le député atlantiste C. Lelouche était en Libye avec ses amis capitalistes le 12 oct. 2011. 


Alors Kadhafi ne parlera pas.

Pas de ses liens avec l’Occident, pas de la campagne de Sarkozy de 2007, pas des ventes d’armes... Reste que comme en Irak hier et au Yémen aujourd’hui un pays peu préparé à la démmocratie risque de sombrer sur fond d’ingérences européennes et de chaos armé...

 

Liens :

Michel Collon publie des informations sur le conflit

Un site (algérien) rend compte de la résistance nationale en Libye

Saïf al Islam affirme que Tripoli a financé Sarkozy...

Après la chute de Tripoli

Egypte, après la révolution

Trois vidéos sur les débuts de la guerre en Libye

La Libye après quatre mois de guerre

Saïf al Islam, l’étrange héritier

Kadhafi, portrait historique

 


Date de dernière mise à jour : 25/10/2011

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