Pourquoi Obama a-t-il perdu ?

En faisant chuter le seul président honnête depuis des décennies, les USA vont continuer à décliner.

Les médias français ne cessent de répéter qu'Obama a subit une défaite aux élections de mi-mandat. C'est la vérité, mais l'analyse ne va pas plus loin... Pourtant, ces élections sont riches d'enseignement sur la "puissance" américaine.

Premièrement les classes populaires qui avaient plutôt basculé en faveur du candidat démocrate en 2008 sont reparties dans les ténébres de l'abstention ou pire, dans la galaxie populiste. Car c'est là la nouveauté de ces élections : le bruit fait par les "tea party", un réseau confus d'organisations toutes plus ridicules et fanatiques les unes que les autres. L'extrême droite us a donc encore muté : après le racisme du KKK, l'impérialisme des néo-cons voilà la nostalgie anti-fédérale des "tea party". Quel avenir pour un pays qui ne rêve que de retour en arrière ? C'est aussi positif que le salafisme !

Associant des petits blancs moyens peu éduqués et menacés par le libéralisme intégral, ces "tea party" sont financés en sous main par tous les lobby du pays qui se redoutent les réformes d'Obama, pourtant elles ne vont pas loin, surtout celle de la "régulation" finançière. Après quelques déclarations chocs sur Goldman Sachs, Obama a ouvert les vannes des plans de relance pour sauver les gros capitalistes pourtant responsables et coupables du krach de 2008.

Pour le petit peuple le président est aussi jugé responsable de l'explosion du chômage qui est passé de 7,5 millions à 15 millions de personnes en deux ans. Par ailleurs, son plan de "réforme" de l'éducation états-unienne inspiré de l'équipe Bush est un désastre pur qui lui aurait fait perdre des voix populaires, Les gens ordinnaires attendant d'Obama autre chose qu'une liquidation de centaines d'établissements scolaires et le licenciement de milliers d'enseignants...

Le capitalisme mondialisé finance donc l'imbécilité pour tromper les électeurs

Obama n'est pas un révolutionnaire, ces réformes sont modestes, mais la création d'un début de sécurité sociale est une menace pour les multinationales pharmaceutiques. Quant aux banques, elles demeurent prudentes. Les trusts capitalistes qui ont ruiné l'économie avec les subprimes et autres spéculations vivent mal le programme d'Obama. Ce capitalisme mondialisé finance donc l'imbécilité pour manipuler et tromper les électeurs. Une vieille histoire au pays de l'argent roi et du chacun pour soit. Moins de sécu et plus de flingues, ça parle !

De plus, moins favorable à Israël que Bush et son équipe criminelle, Obama doit subir le feu roulant des partisans de la guerre avec l'Iran. Sa défaite est largement saluée par la droite sioniste. De même ses projets de retraits d'Afghanistan ne satisfont nullement le complexe militaro-industriel, vieille mafia au pays des armes à feu.

Mais avec le retour de la droite opposée à toute réforme du "modèle" états-unien, la puissance américaine ne va que continuer à sombrer face à la révolte des petites nations comme l'Iran ou la Russie ou encore l'appétit de la Chine. Tout ça en attendant un nouveau krach ou encore un effondrement écologique.

Ce texte en débat

Obama et nous (2008)

Obama an I (2010)

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