Questions à la revue Rébellion

L'équipe de QUE FAIRE a décidé de donner la parole à l'équipe du journal Rébellion. Basée à Toulouse cette dynamique équipe travaille depuis plusieurs années au développement d'une publication à la ligne éditoriale à la fois radicale et ouverte, anticonformiste et constructive. Terouga, spécialiste des relations internationales à QUE FAIRE publie régulièrement ses analyses géopolitiques dans ce journal.

La rédaction de Rébellion a publié un livre sur son histoire :

http://www.alexipharmaque.net/index_fichiers/Page266.htm

http://rebellion.hautetfort.com/

QUE FAIRE : à l'heure d'Internet, comment vous est venue l'idée de lancer un journal ?

Nous ne négligeons pas l'existence d'Internet qui permet de diffuser des idées ; la preuve en est l'existence de notre blog recevant des milliers de visiteurs chaque mois. Sa fréquentation est d'ailleurs en nette augmentation depuis que nous y avons adjoint certains de nos textes traduits en espagnol. Nous projetons d'en traduire d'autres et également dans d'autres langues. Néanmoins, il faut considérer le revers de la médaille. La fréquentation d'Internet plonge le lecteur dans un monde virtuel dont se contente la plupart des internautes et qui reproduit l'isolement social. Comme chacun le sait, ce n'est qu'un outil, certes très utile mais qu'il ne faut pas mythifier. La lecture sur Internet (sur un écran d'ordinateur) est d'ailleurs souvent plus superficielle, plus rapide car parfois fatigante sur le plan psychique.

Mais plus fondamentalement, la production et la diffusion d'une revue bimestrielle créent une communauté militante, soudent un noyau d'activistes. Il ne peut guère y avoir d'entreprise révolutionnaire sans un organe de presse à diffuser. Sa diffusion crée des contacts directs, vivants, plus exigeants sur le plan humain que l'univers du virtuel. Le journal peut-être transmis directement, lors de discussions, de conférences, de manifestations etc. Cela n'est pas négligeable et constitue un gage de sérieux eu égard à l'entreprise engagée.

 

QUE FAIRE : Quelles sont les étapes du développement du journal ?

Au départ, ce n'était qu'un bulletin confidentiel adressé à des personnes qui, pensions-nous, pouvaient être intéressées par une démarche originale. Au bout de quelques mois (été 2003, 1° numéro), nous avons jugé qu'il était nécessaire d'élargir notre audience et avons constaté que celle-ci avait bel et bien un écho. Après consolidation de notre démarche, il a été jugé utile de proposer la création de " cercles Rébellion " afin d'impulser une attitude plus militante pour des lecteurs se sentant très proches de nos idées. Nous n'oublions pas qu'il ne s'agit pas de faire consommer des informations, des discours, aussi pertinents soient-ils, à nos lecteurs. Certains se sont donc engagés dans une voie plus militante consistant à étendre notre audience autour d'eux. Il ne s'agissait pas de mettre la charrue avant les bœufs en lançant tout de go une nouvelle formation politique de type groupusculaire. Il y avait une certaine maturation à entreprendre ; les positions de " Rébellion " se sont ainsi affinées au cours de ces années. Nous sommes éloignés de tout immédiatisme, aussi le journal crée-t-il un embryon d'organe de lutte, une dynamique qui demande à être approfondie patiemment puisqu'une communauté d'esprit et d'action s'est cristallisée autour du titre de la revue. Nous envisagions dès le départ le modèle d'une croissance concentrique autour du pôle de la revue. Nous savions que ce processus serait lent mais avec le temps, il apparaît que la ligne générale de Rébellion a acquis une certaine estime auprès de gens sérieux possédant un réel esprit critique.

 

QUE FAIRE : Vous vous réclamez du " socialisme révolutionnaire européen ", qu'est-ce que c'est ?

Le SRE, comme nous le désignons par cette abréviation, n'est certes pas notre invention. Blanqui se désignait comme socialiste révolutionnaire et tout au long du 19° siècle, ce terme permettait de faire la différence avec les diverses formes du socialisme réformiste. Il est simple de dire que l'idée de révolution marque la rupture, grâce au socialisme, avec la domination du capital. La révolution n'est également pas la subversion, profitable à tous égards au chaos généré par le capital. Il y a dans toute entreprise révolutionnaire authentique la volonté de refonder le lien social, de rétablir une base cohérente au rapport social ; il ne faut jamais perdre cela de vue. Nous ne pouvons reproduire ici toutes nos analyses ; renvoyons le lecteur à notre n° 25 (Orientations NB I et II) et à l'éditorial de notre n° 26, en particulier. Ces textes sont republiés dans le livre qui vient de paraître et que nous évoquerons plus loin. Que l'on nous permette de citer néanmoins un passage du n° 26 :

Le socialisme est un terme fort général, recoupant des positions défendant la primauté du bien général sur l'intérêt égoïste de tel ou tel particulier. Nous insistons alors sur l'accent révolutionnaire que nous voulons lui imprimer pour le distinguer de ses variantes réformistes. Puis entrant dans le détail quant à la question du lien social, nous posons la question du rapport social : les individus sont livrés à la contingence des rapports de classes, de leur appartenance à celles-ci, dans une pratique liée au travail, largement dominée par la contrainte du salariat (tout est marchandise, de la force de travail aux produits du travail). Nous proposons alors, l'orientation communiste, ce qui a le mérite de dire la rupture avec le mode production dominant qui est la domination de l'économie sur la pratique vivante des individus [...] Enfin, nous disons que la ‘lutte de classe est nationale, non pas dans son contenu, mais dans sa forme'. Ce qui ne signifie pas s'enfermer dans le cadre étroit de la Nation puisque nous pensons qu'il y a une identité européenne en devenir et que si celle-ci veut exister, elle ne pourra pas le faire en dehors d'une volonté socialiste révolutionnaire européenne. ".

Si l'on désire une analogie contemporaine, pensons au projet continental bolivarien réactualisé par d'Ugo Chavez, tentant de le construire avec d'autres forces révolutionnaires d'Amérique latine, tout cela articulé à une démarche patriotique et conduite par des objectifs authentiquement socialistes. Nous avons également parfois insisté sur le fait que l'Europe ayant vu naître le mode de production capitaliste avait parallèlement pensé l'antidote à celui-ci à travers son mouvement ouvrier. Actuellement, l'Europe est potentiellement une aire géoéconomique puissante ; elle doit son inexistence politique à la trahison consciente de sa bourgeoisie dominante au service du mondialisme et du projet unipolaire étasunien. Dans le monde multipolaire que nous appelons de nos vœux, elle pourrait faire pièce à ce dernier et entretenir des relations de coopération très efficaces avec les continents déshérités tout en promouvant un autre modèle social d'existence. Justement, sur ce point, le socialisme ne saurait être la copie exportée de l'industrialisme, du productivisme occidental avec lesquels, nous-mêmes, devrions rompre. Chaque aire géopolitique devrait pouvoir penser et appliquer une forme de socialisme adaptée à ses nécessités matérielles et à ses traditions culturelles, spirituelles. L'Europe par la multiplicité de ses atouts devrait être à la pointe de ce combat et se ressaisir à cette fin. C'est ce que nous essayons d'exprimer par le SRE et son slogan : " Libérons l'Europe de l'OTAN et du capital ! "

 

QUE FAIRE : Certains bien-pensants professionnels vous accusent de liens avec l'extrême droite, qu'en est-il ?

Tout d'abord il est bien clair que depuis que la revue existe, celle-ci est indépendante organisationnellement de toute autre formation politique. Nous entretenons des liens avec les organisations et associations qui ont l'intelligence de comprendre qu'il faut combattre le mondialisme et le capitalisme. Cela donne lieu à des contacts multiples, vers des horizons parfois différents. Vous savez, par ailleurs, que nous refusons de nous couler dans le moule droite/gauche assorti de ses extrêmes, car nous ne sommes pas aux ordres des sociologues, historiens, journaleux et politologues salariés par la bourgeoisie qui, elle, se repaît de ce clivage grotesque lui permettant de préserver sa domination. Maintenant, si tel ou tel se retrouve dans des principes ou valeurs de droite ou de gauche, nous ne sommes pas sectaires mais pour notre part, il y a bien longtemps que cela ne nous intéresse plus. De plus, il faudrait s'entendre sur le sens des mots et l'intention dans leur utilisation. Nous disons souvent que nous attendons toujours que l'on exhume un texte de Marx, par exemple, où celui-ci se dirait de gauche ; en l'occurrence l'attente risque d'être longue...

Il est évident que ceux qui affirment que nous avons des liens avec l'extrême droite ont l'intention de nous salir car nous expliquons trop bien qui ils sont et quelle est leur fonction au sein du système et cela il faut à tout prix le cacher. Pour certains d'entre eux, comme ils n'ont pas le courage d'envoyer au diable tout l'appareil idéologique du capital et que dans le fond, ils ne sont pas si mal lotis au sein du rapport social capitaliste, ils continueront d'hurler avec les loups pour conserver l'image d'une rente de situation symbolique au cœur des institutions. Il y a donc beaucoup de choses à dire à ce sujet.

Tout d'abord, dans leur vision du monde simplifiée le couple gauche/droite recoupe le couple bien/mal. Ils sont donc l'incarnation du bien ; privés -la plupart du temps- de toute référence métaphysique ou spirituelle, ils ont adopté une religiosité sentimentale substitutive qui leur assigne comme destination terrestre et prosaïque, le combat contre une entité imaginaire et sans cesse renaissante : la droite couvant malicieusement en son sein l'extrême droite. Inversement, à droite et en glissant vers le plus à droite, certains se sentent investis de la mission de veiller sur un héritage passé tout aussi imaginaire qui serait constamment mis en danger par la figure resurgissante du bolchevik débridé. Là, évidemment le couple bien/mal est affecté inversement. Malgré tout, le rapport n'est pas absolument spéculaire car le rapport social capitaliste se métamorphose constamment et parfois à vitesse accélérée. Nous avons souvent rappelé que la gauche du 19° siècle, libérale, est de nos jours classée à droite. Puisqu'elle était porteuse de l'idée de progrès, ceux qui à la fin du 19° siècle et ultérieurement se disaient socialistes surenchérirent dans l'idée de progrès, expliquant qu'il ne peut y avoir de progrès que social, etc. Certes, cela était dit avec raison mais par là même et à cause des métamorphoses du capital et de l'emprise scientifico-technique sur le monde, ils se retrouvèrent peu à peu du côté de la conservation du capital qui avait su surmonter, parfois par la violence, toute critique pratique de sa domination. La gauche fut alors au cours du 20° siècle, largement, une force de conservation du rapport social capitaliste même si elle put arracher et cela sous la poussée de la lutte de classe prolétarienne, d'importantes concessions à la bourgeoisie. Mais quand on fait le bilan des hécatombes guerrières impérialistes du siècle dernier, il faut reconnaître que son bilan est plus que mitigé et qu'il s'agirait de rester modeste...

En conséquence, il n'est pas inopportun de s'intéresser parfois à des penseurs restés conservateurs, au sens réel du terme, ceux qui pensaient qu'il y a de bonnes valeurs humaines à défendre. La critique du monde moderne est souvent venue de façon pertinente de ce côté : critique de l'industrie, du machinisme, intérêt pour l'écologie, pour la richesse de la multiplicité culturelle, etc. Si l'on manifeste quelqu'intérêt pour ces auteurs, vous voilà tout de suite voué aux gémonies ! Sans entrer dans des références lointaines, prenons un exemple contemporain. Nous défendons un antiracisme différentialiste, nous voici suspectés de cryptoracisme. Mais qu'est-ce donc, si ce n'est la position anthropologique de... Claude Lévi-Strauss ! Ce dernier, lui-même, ne fut-il pas accusé, après avoir publié Race et culture et Le regard éloigné de faire le jeu de l'extrême droite ?! Alors que l'ethnologue ne faisait que constater, fort pertinemment, que l'homogénéisation due aux contacts entre cultures - et cela s'accélère avec la mondialisation actuelle - menaçait l'intégrité de chacune d'entre elles et donc la pluralité dans le monde. C'est un processus d'entropie sociale qu'il dénonçait ; nous parlons nous-mêmes, souvent, de cette entropie capitaliste. Il serait, dès lors, prohibé par les chiens de garde de l'idéologie mondialiste de parler sereinement du rapport nature/culture, inné/acquis si ce n'est pour rabâcher un catéchisme occidentaliste à base d'existentialisme athée et solipsiste, négateur de la réalité de l'enracinement ethno-culturel. " Chaque culture sélectionne des aptitudes génétiques qui, par rétroaction, influent sur la culture qui avait d'abord contribué à leur renforcement. " écrit magistralement Lévi-Strauss.

On peut ainsi aligner des dizaines de références retravaillées, déformées, interprétées de manière malintentionnée par des pisses copies plus ou moins universitaires. Il est vrai qu'ils n'ont que cela à faire puisqu'ils sont payés à cette fin ! Evoquons un dernier exemple de cette espèce : les travaux de Louis Dupeux sur le national bolchevisme, courant auquel nous avons parfois fait référence ; on reste atterré tout au long de la lecture de sa thèse sur ce sujet où, à côté, de la richesse de l'information sur la période historique vient se greffer le prisme déformant de l'interprétation obsessionnelle selon laquelle il faudrait débusquer sous les entreprises des NB, des sympathies inavouables pour le nazisme. Pour quiconque étudie un peu, la vie et la pratique des Karl Otto Paetel, Niekisch ainsi que leur formation socialiste et leur hostilité déclarée envers le nazisme, le propos a de quoi surprendre et irriter. Il est vrai que dans le monde feutré des institutions universitaires, il faut montrer patte blanche si l'on désire faire carrière et qu'il y est de mauvais ton d'évoquer positivement le concept de nation auquel justement les NB accordaient une portée révolutionnaire.

Une ultime précision : par nos expériences militantes et nos origines diverses, nous avons fréquenté divers milieux politiques sans que cela nous satisfasse, c'est pour cette raison que nous défendons nos positions et publions notre revue. Certains d'entre nous ont essayé, jadis, de voir ce qui se faisait aussi bien dans l'ultra gauche qu'au sein du courant nationaliste révolutionnaire, pour combattre le mondialisme. Nous y avions rencontré certaines personnes estimables ainsi que d'autres plus que suspectes. Puisque votre question portait sur ce que certains appellent " l'extrême droite ", bien que celle-ci soit très diversifiée semble-t-il, disons que son existence est largement surestimée et fantasmée par ceux qui ont besoin d'elle pour exister. Ni de l'extrême droite ni de l'extrême gauche ne peut surgir une solution au désastre que représente la domination du capital. Ce sont d'ailleurs des milieux largement infiltrés par la police et impulsés par certains secteurs de la bourgeoisie et de ses services spéciaux...

Tout lecteur honnête n'a donc qu'à se référer directement à ce que nous écrivons et non à ce que d'autres imaginent pour lui tout en lui dictant ce qu'il doit penser de nous. La machine à produire du prêt à penser est bien rôdée, elle repose sur le pouvoir de représentation inhérent au langage et que les sophistes savent utiliser. Les mots ne représentent pas toujours des idées précises déterminées comme l'ont montré certains philosophes nominalistes, leur usage est parfois d'éveiller des passions, des émotions. Ce pouvoir du langage est souvent utilisé en politique. Les accusations dont vous parliez en sont une illustration. A une époque de déficit de la lecture et de la réflexion, il est aisément faisable d'impressionner les esprits malléables et de créer ainsi une pression sociale sur ceux qui auraient la velléité de sortir du rang. Pour peu, comme nous le disions au début de notre réponse, que leur révolte contre le système soit toute relative, le consensus à son sujet se maintiendra pour l'essentiel. Quant à ceux qui osent transgresser les dogmes de la secte dominante, ils constituent une souillure pour le corps social, leur proximité est contaminante, il faut leur appliquer un cordon sanitaire, autant d'expressions relevant de la morbidité à expulser afin de se purger. Les analyses de René Girard sur la violence et le sacré seraient, en ce sens, tout à fait applicables au contexte idéologique de notre époque.

 

QUE FAIRE : Comme nous, vous avez été sensibles aux analyses d'Alain Soral, partagez-vous notre déception ?

Nous avons suivi l'évolution d'Alain Soral, un marxiste dégoûté par les trahisons successives de la gauche envers ce qui aurait dû être le cœur de son combat. L'idée d'une réconciliation entre des hommes de droite et de gauche, d'immigrés et de français de souche autour du combat contre le mondialisme et pour la souveraineté nationale était sympathique tout en traduisant une démarche courageuse puisque notre homme rejoignait ainsi le clan des parias. Faire céder les faux clivages allait dans le sens que nous préconisons, même si nous ne sommes pas entièrement convaincus de la pertinence de la formule " droite des valeurs, gauche du travail " peut-être schématique, mais en politique on peut comprendre qu'il soit parfois utile de schématiser. Nous avons espéré que tout cela pouvait aller dans le bon sens mais avons toujours précisé que nous restions indépendants tout en restant en relation cordiale avec son association. Nous fûmes plus sceptiques dès le départ sur son idée de rapprochement avec le FN au sein duquel il pensait pouvoir faire entendre une autre voix et impulser une ligne plus sociale et révolutionnaire. Le FN qui a bénéficié pendant longtemps d'un vote et d'un certain soutien du milieu prolétarien n'en a jamais tenu réellement compte dans ses orientations politiques de fond. Il a largement eu le temps de faire cette mutation qui aurait pu en surprendre plus d'un et est resté malgré tout tributaire de son idéologie réactionnaire qui l'a mis partiellement en porte à faux (involontairement ?) envers le pouvoir dominant. Nous avons dit clairement à Alain Soral, dès le début de l'existence d'Egalité et Réconciliation, nos profonds doutes sur l'impact de sa démarche au sein du FN et notre réticence à l'égard de sa stratégie . Malgré tout, nous nous sommes toujours abstenus de tout commentaire sur la question car il ne relevait pas de notre devoir de nous immiscer dans tout cela. Avec le temps, il s'avère que notre analyse était fondée. C'est à Alain Soral de tirer les conséquences de son expérience ; il a tenté ce qui lui paraissait être fondé et cela ne peut être entièrement négatif pour lui. Nous ne sommes pas de ceux qui après l'avoir encensé et s'être rapprochés de lui au sein d'E.R vont maintenant le critiquer...

Quant à sa participation sur la liste des " Européennes " initiée par Dieudonné, il faudra d'abord, évidemment, que celle-ci se concrétise. Si cela était le cas, nous nous posons la question de savoir si le seul mot d'ordre de l'antisionisme est suffisant. Il est vrai que d'après ses déclarations, Alain Soral vise à introduire la question sociale dans le débat, ce qui est en soi louable. Mais ensuite ? Quel est l'objectif à plus long terme de Dieudonné et de ceux qui rejoindraient cette entreprise ? Tout cela nous semble un peu flou, et puis les élections quelles qu'elles soient ne nous intéressent que fort médiocrement. Quant à la question du rapport sionisme/capital, nous renvoyons le lecteur à notre éditorial du n°34 (mis en ligne sur notre blog) en particulier.

 

QUE FAIRE : Quel est l'avenir de Rébellion ? Un mouvement politique, une association, autre chose ?

Comme le disait Machiavel le cours de l'histoire dépend pour moitié de la virtù de ceux qui y agissent et pour l'autre part de la fortuna sur laquelle nous n'avons pas de prise. Pour autant, nous pouvons dire qu'au départ la revue était l'émanation d'une association appelée " Pour la renaissance du socialisme européen " et que désormais elle devient l'expression de " L'Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne " qui a vocation à long terme d'être un mouvement politique dont la tâche est de participer à la prise de conscience de la part du prolétariat de sa condition et des moyens d'y remédier afin de dépasser les conditions d'existence que le capital nous impose. C'est évidemment une tâche gigantesque mais nous sommes bien décidés à combattre l'ennemi dans la mesure de nos modestes forces. Nous pensons que l'entreprise ne sera pas inutile.

 

QUE FAIRE : Votre équipe publie un livre sur votre journal aux éditions Alexipharmaque, pouvez-vous en dire plus ?

Le livre " Rébellion. L'alternative socialiste révolutionnaire " de 278.pages, signé Louis Alexandre/Jean Galié, constitue un moment important dans notre effort de structuration de notre mouvement. Il a évidemment pour but de nous faire connaître plus largement au public par le moyen de la diffusion en librairie et du réseau de la vente par Internet. Le lecteur y trouvera une fort substantielle et pertinente préface, qu'Alain de Benoist nous a fait l'amitié d'écrire, suivie d'un choix de textes, pensé selon des rubriques introduites, rédigés par nos soins, choix puisé dans notre publication depuis ses débuts ; l'ensemble est assorti d'inédits. Cela donnera un panorama de nos positions et de notre cheminement depuis des années, d'autant que de nombreux numéros de Rébellion sont épuisés depuis longtemps. De cette façon, le lecteur disposera de l'essentiel de notre production et du témoignage de nos efforts pour avancer dans la mise au clair de nos idées, de nos rectifications, mises au point sur telle ou telle question. Si cela pouvait éviter que l'on dise des bêtises sur nous, cela serait déjà un point acquis. En tout cas, il existe dorénavant un compendium de nos analyses auquel chacun pourra se référer.

Nous espérons également que par ce moyen, nous engendrerons une dynamique au sein de laquelle pourraient s'investir ceux qui veulent réellement déboucher sur un autre rapport social. L'entretien que nous vous accordons et pour lequel nous vous remercions sincèrement, contribuera également à cette adresse à l'égard du public encore capable de penser par lui-même.

http://www.alexipharmaque.net/index_fichiers/Page266.htm

 

 

Nous joindre : valactrep @ yahoo.fr

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