B. Russell, autobiographie

 

 

Bertrand Russell (1872-1970) est une figure un peu oubliée de la guerre froide. Or, ses livres, ses positions et surtout ses recherches mathématiques ont pesé sur tout le XX°s.

Il a aussi publié en 1967 son autobiographie, une somme de  plus de 1 500 pages destinée à donner ses dernières remarques sur le monde de l'après 1945. Après le dernier conflit mondial Russell a patiemment et durablement animé la mouvance pacifiste mondiale, répétant avec force d'arguments que les bombes atomiques pouvaient réduire à néant l'espèce humaine.

La "fortune" du savant vient de ses travaux mathématiques

Mais la "fortune" du savant britannique vient, à l'origine, de ses travaux mathématiques car jusqu'en 1918 c'est avant tout un jeune et brillant chercheur. Il a tenté d'asseoir les mathématiques sur une base logique irréfutable, or, après des années de travail et un livre mondialement connu, Principia Mathematica, il sera un savant bien installé dans le monde des sciences même si la conclusion de son livre affirme précisément que les bases des maths sont instables !

Bertrand Russell peint en 1923

La stupidité de la première guerre mondiale, les horreurs de la seconde et surtout le face-à-face de la guerre froide le pousseront à n'être plus qu'un conférencier et un militant de la paix, abandonnant presque complètement le terrain des maths. Il aura aussi le prix Nobel de littérature en 1950.

il visitera la jeune URSS et reviendra épouvanté par le bolchévisme

En 1920 il visitera la jeune URSS et, bien que pacifiste militant en 1918, reviendra épouvanté par le bolchévisme réellement existant. La BBC censurera son émission où il critiquait Staline après la mort de ce dernier en 1953... Mais jamais dans ses livres il ne sera automatiquement anticommuniste, en 1967 il voyait même dans l'agression américaine au Viet-Nâm la plus grande menace contre la paix.

Lire ou relire Russell c'est se replonger dans tout le XX°s, dans l'Amérique qui surgit comme puissance et menace et aussi vivre à nouveau les polémiques qui viseront Russell. Il avouera aisément croire plus dans "l'amour libre" que dans un quelconque dieu. Seule sa notoriété le protégera d'ennuis très graves.

En 1970, âgé de plus de 97 ans il décédera en pleine activité, léguant au monde une fondation à son nom et quantité de livres portant sur tous les sujets y compris la philosophie occidentale.

Date de dernière mise à jour : 06/04/2014

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