Les noirs et les rouges de A. Garlini

"ils pensent sacrifier leur vie pour un idéal mais ils meurent pour d’obscurs intérêts"

Le livre de Antoni Garlini, Les Noirs et les Rouges, est aussi magnétique qu’hypnotique. Titré en italien, Les lois de la haine, il raconte les années sinistres d’un jeune militant d’extrême droite dans une Italie qui entre dans les années de plomb.

Bien des livres d’histoire ou de science politique ont été écris sur cette période trouble où des forces cachées manipulèrent des groupuscules qui commirent plusieurs attentats dont celui de 1969 à Milan. La bombe placée dans une banque tua 14 personnes. Il en fut de même à Bologne en 1980 (80 morts). Mais à l’époque peu réussissent à faire le puzzle.

Qui, mieux qu’un romancier, pouvait raconter cette sinistre aventure à la hauteur d’un militant décidé à agir en accord avec ses idées ?

On suit donc Stephano Guerra dans son périple fait de violences, d’erreurs, de bagarres et d’attentats sans pour autant le trouver antipathique. Sans non plus lui trouver des excuses sinon une famille pitoyable.
Au fil des années et des pages le héros malheureux de ce pays agité perdra amis, illusions et finalement la vie aux confins du monde.

Un récit politico-picaresque qui pourrait parfaitement coller aux jeunes djihadistes d’aujourd’hui qui pensent sacrifier leur vie pour un idéal et qui ne meurent que pour d’obscurs intérêts.

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