Manger des nouilles froides à Pyongyang (livre)

Le récit de voyage en Corée du Nord devient presque un genre littéraire… Après les livres de dénonciation de cet « Etat voyou » et autres témoignages de réfugiés, le carnet de bord de l’occidental « invité » en Corée rencontre un vrai succès.

Le profil atypique du pays fouette la curiosité !

C’est le cas de Manger des nouilles froides à Pyongyang de J.-L. Coatalem (2013) récit romanesque et cauchemardesque d’un journaliste parti en RDPC sous prétexte de voyage d’affaire.

Le profil atypique du pays fouette la curiosité ! C’est le cas de l’auteur et d’un acolyte qui décident d’aller au pays du grand vide. Vide d’informations mais aussi vide touristique. Car aller en Corée du Nord -après mille formalités- déçoit forcément car le tour est si préparé, organisé et encadré que les curieux ne verront qu’une facette du pays, la page officielle, celle précisément qui ne dit rien ou si peu de la réalité sensible.

Deux voir trois guides francophones empêchent tout contact avec le nord-coréen moyen qui n’aperçoit que de loin les étranges étrangers trimballés d’hôtels vides en sites fermés, d’usines modèles à l’arrêt en écoles d’élites… Le tout sur fond de pénurie générale et de désuétude complète. A aucun moment, par exemple, le narrateur ne jouira d’un plat à la hauteur de ses attentes.

Assez vite les touristes s’ennuient ferme sans pouvoir sortir du grand mensonge que semble être la Corée du Nord et son idéologie officielle, le juché, sorte de pseudo marxisme perclus de nationalisme sourcilleux. Car au pays de la dynastie Kim nulle trace du communisme classique, plutôt une répétition ad nauseam de la vulgate officielle qui fait des trois Kim des dieux vivants. La visite du mausolée de Kim-Il-Sung suffira à convaincre les indécis du caractère religieux du régime. Les mannes de Marx et Lénine doivent apprécier !

 

art nord-koréen

 

Pays longtemps pratiquement à l’arrêt, à la recherche d’une issue à son rêve ruiné, la RDPC va encore échouer longtemps à attirer le touriste, même non conventionnel… Qui aurait envie d’être trimballé comme un paquet de décors arrangés en paysages en carton pâte ?

Le pays ressemble à la Chine de la fin des années 70

Quand les sud-coréens ont envoyé des touristes dans un complexe de loisir au nord, une vacancière égarée s’est fait tué par un garde. Fin de l’expérience.

Le pays ressemble à la Chine de la fin des années 70 : plutôt bien formée, la population reste prisonnière d’une idéologie qui ne répond plus à ses besoins, attaché à un « guide suprême » le citoyen lambda cherche surtout l’occasion de faire du business dans une ambiance décourageante. Et derrière tout ça : l’armée, puissante et nucléarisée, elle semble maîtresse du pays des Kim… Mais d'elle le narrateur ne verra rien.

L'actualité de la Corée du Nord

vu par l'association pour l'amitié France-Corée

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Date de dernière mise à jour : 22/03/2014

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