Marseille, ville morte (1720)

synthèse sur la denrière épidémie de peste en France

"Marseille, ville morte" est fréquemment réédité. C'est l'un des seuls livres qui relate les causes et les conséquences de la dernière peste qui a touché la France, celle de Marseille en 1720.

Grâce aux sources on sait le déroulement exact de cette calamitée qui aurait anéanti près de la moitié de la population de la cité phocéenne ! Soit environ 50 000 personnes.

Plus intéressant encore on sait aussi quel navire et quelles raisons ont rendu possible cette épidémie.

Il s'agit du Grand Saint Antoine, un navire marchand venu d'orient. A son bord plusieurs passagers meurent de la peste (mais sans certitude). Arrivé aux abords du grand port français il ne fait pas une quarantaine suffisante et introduit via des vêtements sales la terrible maladie... Le cauchemar pouvait débuter...

Or, les mêmes archives montrent le conflit d'intérêt entre ceux qui décident des quarantaines et les marchands qui attendent les marchandises à écouler (les mêmes personnes). Sans cet apât du gain Marseille aurait été épargnée par cette tragédie qui verra jusqu'à 1 000 personnes par semaine décéder au paroxisme de l'épidémie. Surtout des pauvres plus vulnérables car sans possibilité de fuir ou de rester chez eux.

Mais la France de 1720 n'est plus celle du Moyen-Âge : vivres et liquidés se font rares mais circulent encore pour limiter les dégâts et même si les charniers débordent on n'assiste à aucune recherche de boucs émissaires ni coupables de circonstance...

Plus positif, après l'hécatombe la population de la ville se reconstitue avec une rapidité étonnante via l'émigration locale ou nationale.

Reste à espérer que cette dernière épidémie sera réellement la dernière car dans notre économie mondialisée qui sait si on pourrait faire face à une maladie agressive et non prévue.

Date de dernière mise à jour : 22/07/2012

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