Défaites électorales en Grande-Bretagne et Allemagne

Gordon Brown, la fin

Après une forte excitation médiatique, les élections britanniques ont donné lieu à des incidents divers.

Avec un taux de participation en faible hausse mais toujours modeste (65 %) des centaines de gens n'ont pas pu voté ou alors n'ont pas trouvé de bulletins ! Un signe de la médiocrité des services de l'Etat.

La "gauche" n'a guère brillé : après 10 années de blairisme les Britanniques ne vivaient guère mieux que sous Thatcher ! Des dettes astronomiques donnaient l'illusion d'une relative prospérité, quand la crise bancaire a déréglé le système en 2008 le pays a plongé ! Seul un endettement public inédit a sauvé les apparences, mais pour combien de temps ?

Complètement liée aux bulles spéculatives états-uniennes la city de Londres dicte sa loi aux politiques, parfois carrément à vendre (des faux lobbistes ont filmé des élus près à voter n'importre quoi pour quelques milliers d'euros !).

Du coup, le Labour est arrivé en deuxième place derrière des Conservateurs sans originalité, sans idées et surtout sans aucune marge de manoeuvre sinon refuser tout rapprochement avec l'Europe.

En troisième position, les Libéraux-Démocrates, parti hostile à la guerre en Irak, opposé à toute frappe de l'Iran et moins pro-américain, peut-être grâce à son éloignement du pouvoir, leur leader est aussi médiatique que creux.

Demain, un gouvernement de coalition ne pourra guère redresser la situation d'un pays ruiné et assis sur un gouffre de dettes : le taux d'endettement des ménges est de 170 % (contre 110 % aux USA), l'immobilier est deux fois plus cher qu'à Paris et rien n'est  fait contre cette folie spéculative. Le déficit budgétaire est de 14 %, deux fois plus qu'en France.

Enfoncé dans un modèle libre-échangiste et ultra-flexible, le pays génère des fortunes impudentes et aussi des quantités de losers, comme les travailleurs pauvres, les enfants (1/3 vivent sous le seuil de pauvreté) ou encore les immigrés. Logiquement une insécurité énorme touche certaines zones des grandes villes alors que la prostitution est endémique.

 

Merkel, vers la sortie ?

En Allemagne, la crise grecque et surtout les sacrifices sociaux imposés par la "gauche" et la grande coalition SPD-CDU (gauche-droite) a lassé les Allemands. Dimanche dernier les Libéraux alliés aux Chrétiens-démocrates ont perdu une région centrale, perdant la majorité au parlement fédéral. Pour A. Merkel, la fête est finie. Coincée entre ses capitalistes (qui souhaitent que la Grèce continue d'acheter des produits made in Germany) et une population écrasée de pauvreté et de difficultés, la marge de manoeuvre est très étroite.


Assis sur la poudre de leur fuite en avant libérale les gouverments de l'Union Européenne se retrouvent face à leurs peuples.

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