Euro-crise, une solution pire que le mal ?

 

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Les marchés, la presse et même les sondages saluent l’accord européen qui a, paraît-il, régler la crise de la dette grecque. C’était le jeudi 21 juillet 2011. Or, une étude approfondie de l’accord laisse des doutes sur la suite de l’histoire

Incapable de rembourser ses dettes gonflées par des taux d’intérêts en forte hausse vu le risque de faillite, la Grèce a été mécaniquement « aidée » par les autres pays de la zone euro. Le but n’était pas d’aider un pays proche, mais bien d’éviter la contagion du discrédit sur les dettes des autres Etats. Cela d’autant plus que d’autres pays sont littéralement perclus de dettes (Portugal, Espagne, etc.), avec des taux en hausse...

Comme les institutions européennes sont très proches des milieux libéraux, eux mêmes au service des multinationales la solution qui a été trouvée a été de réduire les dépenses publiques (donc les services aux populations) afin de rembourser plus facilement les emprunts. Mais ce remède a été pire que le mal : sans soutien des Etats les économies ont ralenti entraînant moins de recettes fiscales et donc moins de remboursements.

Un an après le premier plan « d’aide » aux Grecs la situation début juillet était donc logiquement pire. Que faire ? Ce qui a été décidé jeudi 21 juillet c’est de transférer une partie des dettes grecques insupportables aux autres Etats de la zone euro : ainsi la France a pris pour 15 milliards d’euros de dettes grecques. Or, Paris devra emprunter pour prendre en charge de nouveau fardeau. Emprunter à qui ? Aux mêmes marchés qui spéculent sur le défaut d’Athènes… La boucle est bouclée : les banques à l’origine de la crise des subprimes et à l’origine de la crise grecque se retrouvent épargnées et même de nouveau sollicitées… Rappelons que le nouveau président de la Banque Centrale Européenne,  Mario Draghi, est un ex dirigeant de la banque Goldman Scachs, impliquée dans tous les crises financières depuis 2008.

Bref : la crise grecque nullement réglée a été partagée entre les pays européens encore capables (mais pour combien de temps ?) d’emprunter à sa place.

Rappelons que la France et l’Allemagne ont une population touchée à 15 % par la pauvreté et que le chômage reste une réalité pour des millions de gens ; la France est incapable de recruter et former assez d’enseignants et l’Allemagne n’a aucune politique d’aide à la petite enfance…

 

Nos textes sur la crise de la dette grecque

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