Les Grecs ruinés par l'euro et le capitalisme international

D'où viennent les dettes de la Grèce ?

Les médias ne tarissent pas de commentaires sur la "crise grecque". Pourtant, comme souvent, les bonnes questions ne sont pas posées.

Comme pas mal de pays pauvres hier en Afrique ou en Asie, la Grèce doit abandonner sa souveraineté nationale et surtout appauvrir sa population pour rembourser ses dettes.

Mais d'où viennent ses dettes ?

Comme tous les Etats la Grèce emprunte régulièrement des sommes importantes pour boucler son budget, c'est le cas de la France ou de l'Allemagne mais aussi des Etats-Unis, mais avec une économie moins productive et moins exportatrice, les remboursements ont été de plus en plus difficiles.

De plus, les riches grecs sont experts en fraude fiscale. Se rendant compte des difficultés du pays les organismes financiers suceptibles de prêter de l'argent à la Grèce ont fait monter les taux d'intérêt. C'est le rôle des "agences de notations" gérées par des banquiers et surtout corrompues (elles notaient fort bien Enron avant sa faillite).

Malheur aux faibles ! Moins il est facile de rembourser, plus l'ardoise grimpe ! Au passage, sans risque vu la "solidarité de la zone euro", les banques internationales prêtent... mais à 10 % !

Pour bénéficier de la "solidarité" des membres de la zone euro (France et Allemagne essentiellement) le gouvernement grec doit réduire ses dépenses et donc sous-financer les services publics, or la population est déjà pauvre, le chômage massif et le pays ruiné. La criminalité déjà importante ne fera qu'augmenter !

Déjà touché par la crise internationale, le pays s'enfonce donc dans la pauvreté digne du Sénégal : moins de budgets pour l'éducation, la santé, les infrastructures, la fonction publique...

Avec une monnaie qu'elle ne contrôle pas, l'euro, et un budget décidé par les autres pays ou le FMI, la Grèce devient l'homme malade de l'Europe ! Une proie pour le capitalisme international qui, par ses "agences de notations", pontionne les dernières richesses du pays directement dans la poche des citoyens.

Gérée par des élites notoirement corrompues la Grèce devient une réserve de viande et de sang pour les banquiers qui ont déjà ruiné des millions de gens avec les subprimes.

Notons que la banque Goldman Sachs est convaincue d'avoir sciemment créé des produits financiers pourris et a aussi aidé la Grèce a maquillé ses comptes publics jadis pour entrer dans l'euro (lien). Aujourd'hui Goldman Sachs est à la tête des spéculateurs qui font monter les taux de la dette grecque.

L'Espagne ou le Portugal sont dans des situations similaires : élites mondialisées, organisations de gauche passives et surtout monnaie trop forte qui plombe l'économie et les exportations.

Quand on sait que la France est dans une situation structurellement comparable on ne peut plus nier qu'un jour les Français travaillent pour Goldman Sachs ou le FMI. Comme les Africains hier ou les Grecs aujourd'hui.

Cela pose donc la question de la sortie du capitalisme comme seule issue à cette machine infernale qui détourne et concentre les richesses. Une sortie de l'euro (pour avoir une monnaie plus souple) et un refus de rembourser les intérêts excessifs de la dette seraient un début de solution...

LIENS :

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