SUICIDES au TRAVAIL

Ne quittez pas France Telecom tue

Mais le reste de la société française souffre aussi


    Dans une bulle médiatique tardive mais habituelle, les journalistes nous parlent quotidiennement de la vague de suicides qui touche l’ex société d’Etat France Telecom. Outil du développement de la France après la guerre, cette société 100 % étatique a été métamorphosée par la grande vague libérale des années 90.
    Pilotée par le gouvernement dit « de gauche plurielle », France Telecom est devenu une société capitaliste comme les autres, c’est à dire cotée en Bourse et calibrée pour faire toujours plus de bénéfices. Syndicats et salariés ont été calmés à cette époque en obtenant des actions à prix réduits (l'action dépassa les 180 euros pour flotter aujourd'hui autour des 18).
    Du coup, l’Etat, encore principal actionnaire aujourd’hui (27 % du capital) a laissé une cohorte de managers dingos gérer l’entreprise non au profit de la France ou des usagers, ni même dans le respect de ses milliers de salariés, mais au profit des seuls actionnaires, Etat en tête.
    Le résultat est à l’image de toute entreprise libéralisée : licenciements, salariés poussés dehors, mutations qui brisent des carrières, fébrilité du cours de l’action, etc.
    Du coup, les bénéfices sont incertains et la souffrance au travail générale. Cela mène à l’isolement et au désespoir de salariés d’environ 50 ans dont le travail n’a plus grand chose à voir avec l’idéal. D’où les suicides réussis.
    Voilà le résultat de la privatisation aveugle voulue par tous les partis de gouvernement (gauche comprise) et rendue obligatoire par les traités européens. Il en va de même à La Poste ou ailleurs, machine populaire et sociale il y a 30 ans et « société anonyme » demain, avec des usagers qui pairont toujours plus et des salariés qui souffriront toujours davantage.

    Mais le reste de la société française souffre aussi. Agriculteurs, policiers, enseignants, artisans sont des professions « à risques » où la souffrance se généralise avec, au bout, la violence.
    Malheureusement, en face, de ces machines infernales (gouvernement, traités européens, capitalistes) il n’y a rien.

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