Cologne, le choc

2016 le monde cologne

capture d'écran de Monde

Les évènements de Cologne et d'ailleurs (le 31 dec. 2015) ont fait éclater sur nos écrans la bombe démographique qui explose dans certaines régions depuis des années déjà. Car si la natalité est à la baisse dans le monde entier, certains foyers natalistes poursuivent leur fuite en avant générant des millions d’exclus jetés sur les routes avant d'arriver parfois chez nous… Dès lors que faire ? Nos pays pourront-ils intégrer ces nouveaux venus quand nos banlieues débordent déjà de pauvres et concentrent les groupes délinquants ?

 

Foyers natalistes et migrations

Les flux migratoires n'ont jamais été aussi importants. En Europe, plus d'un million de personnes sont arrivées en 2015 en dehors de tout cadre légal. Au péril de leur vie réfugiés, migrants, opportunistes et autres sont entrés en Europe où aucun consensus n'existe sur quoi faire. La Hongrie ferme ses frontières quand l'Allemagne les ouvre. La France n'a ni position ni politique en la matière. 

Il en est de même en Afrique où des flux de Noirs remontent vers le Nord via le Sahara et s'agglutinent parfois au Maroc espérant passer en Espagne (où le chômage dépasse les 20 %). Des Soudanais font de même avec l'Egypte. Quant aux Erythréens ils subissent les pires tortures dans le Sinaï...

L’Asie aussi est touchée par des déplacements de population persécutées… Ainsi l’industrie de la crevette thaïlandaise exploite des immigrés birmans sans défense.

Cette situation n'est pas nouvelle : les grands chocs politiques ou économiques ont toujours mis sur les routes des millions de gens. Par exemple un million d'Irlandais vont aux Etats-Unis à partir de 1840. Ils fuient l'oppression coloniale et la famine. Et que dire des Italiens au début du XX°s ? La France a accueilli près de 250 000 indochinois dans les années 70, deux fois moins que les Espagnols après 1940. Presque systématiquement certains nouveaux arrivés ont des comportements suspects, communautaires ou mafieux. Avec le temps l’intégration se fait.

Généralement ce sont les hommes les plus jeunes qui partent

Généralement, à toutes les époques, ce sont les plus jeunes qui partent. Déjà les cités grecques victimes d’aléas climatiques expédiaient les plus jeunes et les volontaires fonder des colonies autour de la Méditerranée. Le surplus de population par rapport aux richesses se retrouvent sur les chemins de l’exode définitif.

Mais il faut une autre condition pour que les départs soient nombreux et définitifs : que le pays de départ soit dans l’incapacité économique et/ou écologique de nourrir la jeunesse. C’est le cas de la Syrie à la fin des années 2000.

 

Krachs environnementaux et révolutions

La Syrie est d’abord victime de sa géographie désertique : les terres cultivables sont rares et ont toujours été l’enjeu d’âpres guerres civiles. La forte natalité a fait bondir la population depuis 50 ans (lien) : les villes se sont peuplées par la natalité et l’exode rural.

De plus, la répétition de sécheresses a fini de ruiner l’agriculture en augmentant encore la poussée migratoire dans les villes. Parallèlement la production de pétrole déclinait.

Bénéficiant de peu d’échappatoires migratoires (retrait du Liban, opposition aux Etats-Unis et Israël…) le jeune syrien de base est devenu un chômeur sans espoir social autre que participer aux émeutes puis à la guerre civile, la violence nourrissant d’abord ceux qui l’exerce. Les violences entre Français après 1789 changea radicalement la propriété, c’est l’enjeu numéro 1 des guerres civiles : répartir autrement les richesses. Beaucoup de combattants de base s’enrôlent là où ça paie au delà de toute idéologie.

La guerre civile débutée en 2011 peut donc être vue comme

un processus de « vidange » d’un pays surpeuplé

La guerre civile débutée en 2011 peut donc être vue comme un processus de « vidange » d’un pays surpeuplé : 250 000 morts, des naissances en déclin mais aussi plusieurs millions de réfugiés hors des frontières, réfugiés qui déstabilisent les pays hôtes déjà peuplés et fragiles (Jordanie, Liban).

Dès lors comment être surpris par l’afflux en Europe de ces intrus ?

Même analyse pour le Mali où la natalité reste au dessus de 6 enfants par femme avec un désert toujours plus chaud et en passe de le devenir encore davantage.

L’émigration des sahariens et sahéliens est

une vieille histoire de même que les massacres

L’émigration des sahariens et sahéliens est une vieille histoire de même que les massacres entre habitants (nomades contre sédentaires, etc.).

Le Mali est un exemple d’Etat failli (presque comme la Somalie) où les services régaliens ont été si sous-financés que l’influence étatique s’est évaporé laissant des millions de gens jeunes sans cadres : le banditisme traditionnel s’est alors mué en guerre civile sur fond de faillite de l’agriculture et de trafics généralisés. Un vieux modèle nomado-céréalier s’effondre et avant un nouvel équilibre la violence la plus crue explose.

L’Europe de la fin du Moyen-Âge vécut aussi ce type de moment : la « guerre des paysans » (vers 1525) dans le sillage des idées de Luther fut d’une violence incroyable dans tous les camps : les jeunes ne manquaient pas pour se joindre aux massacres. Seuls des Etats forts (encore en gestation) furent capables de faire respecter le monopole public de la violence et des frontières contre les ingérences. A noter qu’à cette époque les Croisades ne sont plus possibles, les mécontents ne peuvent plus aller tuer et se faire tuer au loin. Il en est de même en Irak et en Syrie où l'Etat moderne n'existe pas ou plus.

la violence est généralisée jusqu’à ce que

les Etats « modernes » reprennent la main

C’est la fin de la « guerre de 30 ans » (1618-1648) qui achève cette sinistre période. Elle apparaît comme une guerre civile à l’échelle de l’Europe où la violence est généralisée sur fond de complète impasse politique jusqu’à ce que les Etats « modernes » émergent.

Il en est de même aujourd’hui où l’essor de Daesh et son nihilisme traduit un stress proportionnel à l’effondrement de l’économie locale : seul le racket des pays voisins, l’esclavage et la conquête travestissent la vérité inavouable : le monde plein se vide en attendant un nouvel équilibre.

Il en fut de même dans le Cambodge des Khmers Rouges quand des fanatiques déphasés se trouvèrent à la tête d’un pays ruiné qu’ils finirent de saigner dans un huit-clos suicidaire. Comme Daesh les Khmers Rouges sombrèrent dans la paranoïa sous prétexte de lutter contre l'impérialisme.

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Daesh, les Khmers rouges du XXI°s

 

L’équation nazie et le logiciel Daesh

A l’inverse la baisse de la natalité pacifie rapidement les pays : par exemple la Chine fut agitée et même ravagée par les troubles internes tant que la natalité dépassait les capacités productives du pays : guerre civile puis « révolution culturelle ». Elle fut un désastre animé par des millions de jeunes nés après 1945, la natalité dépassait alors les 5 enfants par familles, de quoi alimenter des années de chaos. Dès que la natalité baissa le pays se tranquillisa presque immédiatement.

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La "révolution culturelle" :

une jeunesse pléthorique perdue

La guerre de Corée -qui fit des millions de victimes- éclata alors que la péninsule avait une natalité très élevée (5 enfants par famille au sud), de quoi alimenter la guerre civile puis ensuite l’industrialisation du pays.

D’autres exemples sont-ils nécessaires ?

Dès lors les conflits du type de ceux du Moyen Orient se résoudront, certes par des accords politiques et la liquidation des groupes les plus fanatiques, mais le moteur humain du problème est plutôt démographique : il est temps d’aider ces pays à se moderniser au niveau familial : les femmes, les enfants, les familles et les jeunes en général y gagneront dans un monde soulagé par la moindre pression humaine. En Tunisie et en Iran la natalité est d'environ 2 enfants par famille, ces pays sont stables si on les compare au Yemen (6-7 enfants) où la guerre civile ne fait que commencer.

la passivité des élites peu concernées par les méfaits

Certes nos sociétés vieillissantes font peu rêver, mais au moins sont-elles stables et peu violentes. C’est pourquoi l’arrivée massive de jeunes hommes complètement étrangers aux codes d’une société déjà développée est un enjeu de taille : difficilement expulsables vers des zones de guerre ou protégés par la passivité des élites peu concernées par leurs méfaits, ils risquent de nourrir les marges les plus violentes de nos sociétés. Individuellement les succès seront nombreux mais collectivement le choc culturel est très violent. L'immigration, nécessaire, doit être proportionnée aux capacités du pays.

Sans titre

expressions en allemand retrouvées sur des migrants agresseurs, un arrêt sur image de leurs mentalités

L'antiracisme mal compris et la pacification lente de la société font apparaître nos contrées comme des ventres mous où tout est possible puisque aucun uniforme ne viendra maltraiter les malfaisants. C’est exactement ce qui s’est passé le 31 décembre à Cologne et dans d’autres villes accueillant beaucoup de migrants.

Les organisations terroristes ont toujours besoin de jeunes coupés de leur société, révoltés, près à tuer. Généralement l’organisation terroriste est une nouvelle famille et la finalité est sacralisée au point de rendre le massacre possible. Massacre de l’Autre, perçu comme collectivement menaçant et en trop. Le nazisme ne fut rien d’autre que cela : une équation mettant en rapport besoin « d’espace vital », volonté d’éliminer les sous-hommes, mise en esclavage des survivants.

Que propose Daesh ? La même chose, avec les mêmes résultats.

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A suivre...

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Date de dernière mise à jour : 11/01/2016

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